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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 15:21

Aujourd’hui j’écoute (aussi) The Storm, de Soan (à trouver sur Deezer).

 

Eh oui, vous ne rêvez pas : un deuxième post aujourd’hui ! C’est pour me rattraper de dimanche. En plus, j’ai fini ce matin en quatrième vitesse un projet « urgent », alors je flâne un petit peu, en ce début d’après-midi. Je n’ai même pas fini de vous raconter ma journée d’hier, aussi appelée « Journée Putafranges n°1 et P’tit Filou ». Le final en a pourtant été magique !

 

Bon, je passe sur les lessives, le ménage etc… et en arrive direct au film du dimanche soir : Canine, alias Kynodontas (oui, c’est un film grec. En VOST au MK2 Beaubourg, s’il vous plaît !) L’œuvre a été présentée à Cannes, ce qui laisse présager le pire comme le meilleur. C’est le couple de gentils allumés qui m’ont proposé d’aller le voir. Loin de moi l’idée de décharger la faute sur eux, mais… ! Non, je plaisante. Canine n’est pas un mauvais film. Ce n’est pas non plus un bon film. C’est un film trop étrange pour être appréciable à travers des critères de « bon », « mauvais » ou « petit pois ». C’est l’histoire d’une famille installée dans une belle villa sur les hauteurs d’une ville. Le père est cadre à l’usine du coin, la mère femme au foyer. Les trois enfants, chacun la vingtaine bien sonnée, ne sont jamais sortis de la propriété. Ils baignent dans une atmosphère sectaire, où les parents les nourrissent de fausses peurs (chats mangeurs d’homme), de croyances irrationnelles (les avions dans le ciel sont des jouets), et d’un vocabulaire complètement artificiel (la salière s’appelle ainsi « téléphone », et les « zombies » sont de petites fleurs jaunes). Le début du film, à cet égard, est très réussi, et retranscrit bien une ambiance fermée, fanée et sous tensions. Une employée de l’usine vient régulièrement satisfaire les besoins sexuels du fils contre paiement de la part du père. Bon. Et à cause d’elle, qui vient de l’extérieur, tout dérape… A cause d’elle, mais pas seulement. L’équilibre de cette maison est si fragile qu’il suffit d’un grain de poussière (un film « non autorisé », des larmes sur les joues de la mère, une caresse un peu appuyée) pour tout dérégler. Jusqu’à la chute…

 

 
Leur idée d'un divertissement l'après-midi: une partie de cache-cache chronométrée en maillot de bain. Concept à exploiter dans l'open-space.


Et là, vous vous dîtes : Ok, c’est un film complètement chelou, mais ça a l’air pas mal. Vous n’avez pas tort. Mais malheureusement, je suis obligée de mentionner :

 

-la scène où le fils tue un chat dans le jardin à coups de sécateurs (je l’ai senti venir à partir du zoom sur ce petit chaton adorable : il y avait marqué sur son front « Je vais mourir ! »).

 

-la scène où la sœur aînée couche avec son frère (oui oui). Je vous passe les détails, contrairement au film, qui ne vous en passera aucun.

 

-la scène où la sœur aînée (encore elle) danse comme une échappée de l’hôpital Sainte-Anne avec un regard fixe qui vous force à vous tortiller de gêne sur votre siège.



 Attention, elle ne va pas tarder à danser. Eloignez les enfants et les personnes cardiaques.


-la scène où la sœur aînée (toujours elle) se brise une canine à coups de petite haltère en métal. Là encore, aucune éclaboussure de sang ou bris d’émail ne sera omis.

 

-la scène où la sœur cadette réveille son père en lui léchant le torse, puis l’oreille. Il faut savoir que dans cette famille, ils ont des problèmes avec les léchouilles : ils n’en sont jamais rassasiés et sont tout le temps en train de demander : « Tu veux que je te lèche ? » Non merci.

 

Il y aurait encore une multitude de scènes à mentionner (1h36 de pur ébahissement) mais je vais m’arrêter là, vous avez saisi le concept de Canine. Un concept qui se vit, qui ne s’explique pas. Le mieux, c’est la fin : il n’y en a pas. Je pense sincèrement que le réalisateur, ne sachant comment finir et affligé par le reste du film, a juste balancé sa caméra et s’est dit « Tant pis pour leurs gueules ». Résultat : un superbe fou rire au générique final, devant l’absence de chute d’un film pourtant l’archétype du film qui ne peut être sauvé que par sa fin.



On s'identifie d'autant mieux à ce jeune homme "enfermé dedans" que nous aussi, on cherche à s'enfuir. De la salle de ciné.
 

Par contre, en discutant avec Putafranges n°1 et Filou, j’ai appris deux choses réjouissantes :

 

-Je leur ai soumis l’anecdote de la « drague-au-sac » des Halles vendredi, et j’ai quêté l’avis de Filou sur la question. Résultat : s’il était ébloui par une créature, mettons, à la terrasse d’un café, il lui dirait… pas grand-chose ! Dur de trouver une bonne phrase d’accroche. Comme il le dit si bien : « Pas facile d’être un loser ». Ca doit tout de même s’apprendre quelque part…

 

-Putafranges n°1, qui organise les meilleures soirées de Paris (d’après moi), a pour prochain projet, fin janvier, une soirée à thème Las Vegas, ambiance casino ! La classe ! Déjà, ce sera l’occasion d’étrenner une robe longue que je n’ai jamais mise, et puis moi, le casino, ça ne m’évoque plus qu’une chose : Brad Pitt en costume en train de faire des blagues ! What else ?

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Published by Miss Malice - dans Cinéma
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