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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:39

Today I’m listening to Crystallized, by the XX

 

Tout d’abord, merci les amis lecteurs pour vos commentaires ! Ravie de recueillir vos impressions (et vos scores de geek). L’échange avec Baleine des Sables en commentaire me permet de présenter des excuses à tout geek, nolife et gamer qui a glapi devant mes catégorisations hasardeuses. En effet, les trois sont différents. Et oui, j’ai tout joyeusement amalgamé dans mon post précédent. Mea culpa. It will never happen again. Never. Ever.

 

(Au passage, je précise que la Baleine a atteint le « total geek » au test. Je voulais juste le mentionner).

 

Sinon, comme c’est lundi, que c’est raviolis et qu’il fait un temps atroce à Paris, je vais vous raconter mon week-end, tiens. Et il n’y aura même pas le mot « geek » dans cet article, pour une fois (sauf que je l’ai déjà écrit quatre fois).

 

frog.jpgAlors ce week-end a très bien commencé vendredi soir par une petite bière au Frog, à Odéon, avec mon ancienne coloc Hamtaro. C’était la première fois que j’allais dans ce bar, qui existe aussi à Réaumur, contrairement à Hamtaro dont c’est le QG (c’était la troisième fois de la semaine qu’elle y allait, pour tout vous dire). Nous avons trinqué avec deux bières blanches en grignotant des ailes de poulet à la mexicaine et des nachos au guacamole, hmm ! On avait pas mal de potins en retard et le temps de se mettre à jour mutuellement, il était onze heures et l’heure de partir (oui, nous sommes de vraies mémés, je l’avoue). Nous avons donc quitté l’endroit avant que les gens ne se mettent à y bouger leurs corps. Ce n’est qu’une fois presque arrivées au métro qu’Hamtaro a eu un flash : « Mais… On n’a pas payé ! » Exact. Nous devons 27 euros à nous deux au Frog. Et là, au lieu de revenir sur nos pas comme des personnes civilisées, nous avons couru et nous sommes engouffrées dans la ligne 4 sans regarder en arrière. Qu’est ce qu’on est rebelle, quand même. Du coup, j’ai conseillé à Hamtaro de ne plus se pointer au Frog d’Odéon pendant au moins deux semaines. Là, elle m’a regardée assez méchamment, allez comprendre pourquoi.

 

Le lendemain, j’étais en pleine forme pour aller à mon cours de suédois. La prof nous a proposé d’aller voir une pièce de théâtre en avril, d’un auteur suédois mais jouée en français (ouf). J’ai regardé les billets d’avion pour Göteborg fin mars, ayant été cordialement invitée par une ancienne collègue/amie à venir y passer un week-end, mais c’est décidément hors de mes moyens. Peut-être au pont de l’Ascension !

 

En sortant de mon cours, vers 12h45, je suis allée me balader du côté de République en attendant le coup de fil fatidique de Putafranges n°1, qui était chez le docteur pour cause d’angine. J’ai trouvé de belles ballerines compensées (si si, ça existe et c’est beau) pour le printemps, en soldes. Et j’ai aussi été arrêtée par un gentil monsieur de l’association Care (gilet orange, bagout à toute épreuve). Il avait l’air sympa, alors j’ai décidé de ne pas lui faire perdre son temps. Nous avons donc eu le dialogue suivant :

 

Lui -Bonjour Mademoiselle, je peux vous parler deux minutes ? Allez, ça se voit que vous êtes gentille.

Moi (qui suit effectivement gentille, et pas pressée) -Très bien, allez y.

Lui –Tout d’abord, vous faîtes quoi dans la vie ?

Moi –Je suis étudiante en école de commerce.

Lui –Aïe…

Moi –Quoi, c’est pas bien ?

Lui –Non non, mais bon je vous voyais plus dans le social, l’humanitaire…

Moi –Ah non mais moi, le social, ce n’est pas mon truc. Je n’en fais pas.

Lui (abasourdi) –Mais c’est horrible ce que vous me dîtes là Madame !

Moi –Oui, je ne participe à aucune action moi-même, mais je donne de l’argent à des associations.

Lui (étonnamment encore plus scandalisé) –Vous achetez votre appartenance à l’humanité ? Mais c’est atroce !

Moi (triste de lui avoir fait de la peine) -…

Lui (qui reprend du poil de la bête) –Laissez-moi vous expliquer ce qu’on fait ici à Care…

 

Je vous passe le descriptif des actions de cette association, qui m’ont l’air intelligentes et réfléchies, et qui sont en outre construites sur le long terme et le développement du micro crédit, ce que je trouve très bien. Le site Internet pourra plus vous éclairer. Au terme de cinq minutes de présentation de l’asso, le monsieur conclue par :

 

Lui -Alors, vous nous soutenez ?

Moi –Oui oui, tout à fait, c’est très bien ce que vous faîtes !

Lui –Parfait ! Alors je vais prendre votre nom et on va pouvoir organiser un prélèvement mensuel qui vous pouvez arrêter quand vous le souhaitez…

Moi (Prélèvement mensuel ? Mais je suis toujours à découvert !) –Heu, oui, enfin, je suis un peu pressée, mais je vous promets, vous n’avez pas perdu votre temps, je retiens le nom de l’association et j’irai voir votre site Internet. Au revoir !

 

Et voilà comment j’ai abandonné ce monsieur en gilet orange sur le trottoir, sous la bruine, ayant complètement perdu sa foi en l’espèce humaine. Vous avez le droit de me haïr et de me dire que je suis dégueulasse. D’ailleurs, vous allez sûrement me dire que c’est bien fait pour moi quand je vais vous raconter qu’après avoir acheté mes chaussures et reçu un coup de fil de Putafranges, j’ai fait tout le tour de la place par des petites rues pour la retrouver en évitant le monsieur, et que j’ai mis 20 minutes (boulet). C’est le juste retour de bâton divin.

 

Heureusement, le brunch tardif que nous avons dégusté ensuite avec Putafranges et son tendre Filou m’a fait oublier à quel point j’étais sans-cœur. Nous sommes allés au Marché des Enfants Rouges, un endroit étrange et un peu caché dans le Nord du Marais (39, rue de Bretagne, Paris 3). Dans des halles semi couvertes, en plus de fruits et légumes et de fleurs, on trouve plusieurs petits stands à thèmes culinaires variés : italien, japonais, marocain, belge… On peut prendre de la nourriture à emporter ou bien attendre qu’une place se libère à une des petites tables en bois installées un peu partout dehors ou à un des bancs placés plus à l’abri. Nous avons opté pour le japonais et une petite table dehors. Et là, c’était vraiment une tuerie ! Nous avons chacun pris un bento, c’est-à-dire une boîte compartimentée avec un peu de tout. Le mien comportait un poulet frit aux poireaux à se damner, trois sashimis au saumon, un gros maki à plein de choses, un peu de salade de choux et plusieurs petites choses non identifiées mais délicieuses. Le tout accompagné d’un gros bol de riz chaud gluant à souhait. C’était vraiment trop bon, pas cher (12 euros cinquante) et dépaysant. Je pense qu’au printemps, ce doit être encore plus agréable, mais on n’était déjà pas loin du top. Attention, il y a toujours du monde, donc venir assez tard permet d’éviter la queue (nous n’avons attendu que dix minutes). Pour le dessert, je suis allée faire un tour du côté du stand marocain et j’ai acheté deux pâtisseries sucrées et mielleuses, un régal…

 

Planetsushi.JPGBon, avec tout ça il était déjà seize heures, il faisait super froid, et nous rêvions tous de la chaleur de nos lits respectifs (oui, ne rêvez pas, ce n’est pas ce genre de blog). J’ai donc regagné mes pénates et consciencieusement glandé jusqu’au soir, au chaud (bonheur !) Je suis ressortie vers 20 heures pour retrouver trois copines d’école de commerce au Planet Sushi du métro Sentier, pour un petit dîner entre filles à l’ancienne. Dès l’arrivée, ça commence fort : Kiri a des paillettes sur son T-shirt et une veste en cuir déchirée avec classe, tandis que l’Aube table plutôt sur un look subtilement boboïsant. Nous retrouvons la quatrième larronne, Didi, autour d’un petit apéro (Coca Light, cocktail du jour ou Mojito, y’a de tout). Je n’étais jamais allée au Planet Sushi, et même si ça sent le concept faussement trendy à plein nez, la déco est rose et blanche, bien girly, avec de minuscules lampes fluo qui font comme des étoiles au plafond voûté de la salle d’en bas. Bref, c’est assez sympa. Ici, les sushis, makis, tempuras et autres yakitoris se déclinent sous toutes les formes imaginables. Je finis par choisir un menu Tempura (excellent) avec des california rolls au saumon. Somme toute, je suis assez classique (Didi prend des dragon makis, quelle aventurière !) Ca fait un bail (huit mois) que nous ne nous sommes pas vues, donc là aussi il y a pas mal de changements de mecs et de stages à rattraper. Entre potins inédits et évènements à fêter (nous ne dirons pas quoi), entre conseils de filles et discussions sociologiques (à quoi ressemblera la femme du futur ? Non, une vraie femme, pas un robot enfin…), mais aussi entre blagues salaces et confessions (très) intimes, la soirée est passée en un éclair! A refaire très vite, mais quand je serai un peu plus en fonds : le trendy a un coût, et l’addition est un peu salée. Lovely girls'night out!

 

Le dimanche, je grassemate à mort (jusqu’à 9h30. J’étais réveillée et impossible de me rendormir ! Agaçant). Puis je range, je fais des lessives, je fais du ménage… Une vraie tornade blanche ! A quatorze heures, toute cette belle énergie disparaît et je larve jusqu’au soir (bonheur !) A 19h30, petit ciné pour clore le week-end, mais je vous en parlerai dans un autre post, celui-ci est déjà un peu long.

 

Bon sinon, j’espère que vous aussi vous avez passé un bon week-end, que vous avez survécu à votre lundi, et God Bless You All !

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Published by Miss Malice - dans Going out
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commentaires

Baleine des sables 09/02/2010 20:10


Ah zut, je passe pour un intégriste maintenant xD
Ceci dit, c'est assez intéressant de constater comment geek est devenu le nouveau sexy. C'est un statut à la mode. Tous ceux qui pensent qu'internet est né avec facebook se font appeler geek
ou nolife par auto-dérision.

Heureusement que les intégristes seront toujours là pour rétablir la vérité au final. 
è_é 


Miss Malice 11/02/2010 09:46


Merci pour cette terrible mise au point. Tu as raison, maintenant "geek is chic", c'est Tyra Banks qui l'a dit dans American Next Top Model alors!


kiri 08/02/2010 17:43


Kiri? t'as rien trouvé de mieux... c'est quand mem moins classe que Aube...
très flattée d'être sur ton blog ceci dit!!
continue c'est vraiment kiffant!
et merci pour fuck penguin c énorme!


Miss Malice 08/02/2010 17:54



Ah, je savais que ça te plairait comme surnom ;)
Ok, j'avoue, j'étais pas très inspirée sur ce coup-là. Mais rappelle-toi la pub: Les gastronomes en culotte courte! (ou sans culotte)

Merci pour le commentaire et de lire mes élucubrations (et dans élucubrations il y a...)

A très vite IRL pour un Sex on the bitch!



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