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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 09:22

Today I’m listening to Audacity of Huge, by Simian Mobile Disco

 

Ce blog devient de plus en plus un 3615 Ma vie, c’est fou. C’était censé être purement informatif et très culturé, et voilà que je m’épanche, je m’épanche… Pardonnez-moi. Je vais faire de mon mieux pour vous apporter de l’information, de la vraie. Ou du moins du n’importe quoi, du vrai. Parlant de Minitel : quelqu’un pourrait-il me renseigner sur ce qu’était le Minitel Rose ? J’ai du mal à comprendre le concept en fait… *innocente et naïve*

 

Bon, trêve de bavardages. J’aimerais vous parler de plusieurs sujets palpitants, donc je vais essayer de garder le cap (ou de faire plusieurs posts). Déjà, j’ai vu deux films la semaine passée, en DVD (pas eu le temps d’aller au ciné, mais c’est au programme ce soir !) Le premier, c’est My Own Private Idaho, sorti en 1991, un des premiers films de Gus Van Sant, le réalisateur d’Elephant et de Paranoïd Park. Les deux têtes d’affiche sont impressionnantes : Keanu Reeves jeune et plutôt pas mal, ainsi que feu River Phoenix, le frère de Joachim, qui mourut deux ans après d’une overdose d’héroïne. L’histoire est plutôt glauque, vu qu’elle raconte la rencontre de ces deux prostitués homosexuels (enfin, River est homosexuel, Keanu fait semblant) qui entreprennent une sorte de voyage initiatique pour retrouver la mère de River. Les dialogues sonnent de façon très étrange, souvent datée ou récitée. Après vérification, c’est visiblement parce que Gus Van Sant s’est beaucoup inspiré de Shakespeare, tant pour les dialogues que pour le personnage interprété par Keanu. Celui-ci est en effet le fils du maire de la ville mais se prostitue et vit dans la misère par choix. Ajoutons à cela que le personnage de River est narcoleptique et que donc il s’endort n’importe où, et nous avons du bon Gus Van Sant déjanté. Dans le genre, c’est pas mal mais l’intrigue peine un peu à trouver son rythme et à passionner. Mais comme tous les films de Gus Van Sant, d’hypnotiques images s’impriment dans votre tête…

 

Idaho.jpg Idaho2.jpg

Le deuxième film que j’ai vu cette semaine, ou plutôt revu, c’est A.I, Artificial Intelligence, de Steven Spielberg. J’avais un souvenir mitigé de ce film, donc j’ai décidé de me faire une seconde opinion. Eh bien impossible de déterminer un avis tranché, à nouveau. AI a les défauts classiques d’un Spielberg : dégoulinant de bons sentiments, de musique grandiloquente et de poésie un peu fourre-tout. Mais il a aussi les qualités d’un Spielberg : une émotion, certes en dents de scie, mais présente ; un certain talent pour filmer des mondes à la fois oubliés et futurs (dans le cas présent)… Jude Law joue un étrange robot Gigolo et Haley Joel Osment un petit garçon robot plus vrai que nature qui a été programmé pour aimer sa mère. Le film commence dans un futur proche et s’achève dans un futur plus que lointain. C’est assez étrange du début à la fin, mais c’est intéressant à voir. Par contre, ce n’est pas le genre de film de science-fiction qui laisse une place à la réflexion civilisationnelle ou éthique. Tout juste voit-on une étudiante, dans la première scène du film, demander si, une fois que le premier robot capable d’aimer sera crée, nous serons capables de l’aimer, nous, les humains.

 

AI.jpg  AI2.jpg

Cela m’a rappelé un article que j’avais lu il y a quelques temps sur Internet, à propos du concept d’« inquiétante étrangeté ». Ce concept élaboré par Ernst Jentsch en 1906 (d’après Wikipédia) désigne le doute suscité soit par un objet apparemment animé dont on se demande s'il s'agit réellement d'un être vivant, soit par un objet sans vie dont on se demande s'il ne pourrait pas s'animer.


En bref, nous sommes troublés par l’imitation de l’humain, lorsqu’elle est trop parfaite. De cette idée est née l’expression « Uncanny Valley », ou Vallée de l’Inquiétante Etrangeté. Cette fois-ci, c’est un roboticien japonais dénommé Masahiro Mori qui est à l’origine de cette hypothèse. Celle-ci stipule que plus un robot ressemble à un être vivant dans son apparence, sa façon de se mouvoir, de s’exprimer…, plus un être humain va être empathique envers lui et va avoir des réactions positives. Jusqu’à un certain point, qui marque l’entrée dans cette Vallée : là, l’empathie se mue en répulsion et ce qui nous ressemble n’est plus que dérangeant et inhumain. Cet article du site Robotbuzz présente une explication illustrée sans doute plus claire. Je trouve ce concept vraiment intéressant pour l’avenir : nous avons une forme de tendresse attendrie pour ce qui nous ressemble, jusqu’à ce que nous nous sentions menacé dans notre unicité et notre sens de notre propre importance. A garder en tête, les créateurs de robots : Terminator et Wall-E oui, un petit garçon de remplacement non. Une poupée gonflable oui, une love robot non !

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Published by Miss Malice - dans Cinéma
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Mike 04/02/2010 15:44


I think AI is a great movie. Cry everytime I watch it. Really moving, and blue faery is hot. I bet your weekend was great.


Miss Malice 05/02/2010 09:28


??? I'm ready to bet my entire DVD collection that you never even saw this movie once. Mike, stop fooling around and talking shit...! ;)


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