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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:12

Aujourd’hui j’écoute Un homme pressé, par Noir Désir.

 

Comme je suis une personne gentille, aimable et soucieuse du bien-être de mes contemporains, j’ai décidé de vous faire partager mon quotidien en ce moment. C’est un peu comme un reportage de Vis ma vie, vous voyez ? Sans le budget de TF1, alors il faudra vous contenter de petits paragraphes de texte et deux touches de rose par ci par là. Ca s’annonce folichon, cet article, pas vrai ? Bon, comme vous n’êtes pas forcément non plus le public-type de deuxième partie de soirée sur TF1 (généralement, des gens à la recherche de trucs stupides et croustillants à regarder, comme moi), eh bien vous avez le privilège de suivre une stagiaire de haut niveau, très qualifiée pour son poste et accessoirement hyper calée en compta. NOT. Bon, je me lance. Faîtes-moi signe si vous vous endormez avant la fin.

 

07h00 : La stagiaire (moi) se réveille. En plein milieu d’un rêve qui se déroulait, comme souvent en période de « rush », au bureau. Là, mon service s’apprêtait à tourner une pub pour l’entreprise avec un type de l’informatique dans le rôle du geek. Bref. C’est l’heure d’un petit-déjeuner reconstituant (au lit).

 

07h45 : Départ de l’appart, Coloc vient de se lever. Bienvenue dans le monde réel !

 

08h20 : Arrivée au Saint des Saints, j’ai nommé le bureau. Personne encore dans l’open-space plongé dans le noir. Allumage de PC et donc glandouillage sur Internet en attendant l’arrivée d’un « vrai » travailleur (quelqu’un en CDI).

 

08h50 : Arrivée du premier collègue. Pas de bises ou de serrage de main ; il s’agit de se mettre au travail sans traîner. Je décide cependant d’attendre l’arrivée d’un deuxième collègue, par acquis de conscience.

 

09h00 : Le stagiaire n°2 arrive. Ca ne compte pas.

 

09h10 : L’équipe est au complet, on peut donc s’y mettre sérieusement. Par où commencer ? Par un sujet aussi captivant que méconnu : les écarts intragroupe sur la dette financière. En vrai, ça consiste à envoyer des mails aux gens dans les filiales du groupe pour comprendre pourquoi ils ont cru bon de placer tel montant précisément à cet endroit. Oui, pourquoi ? Hmm ? On se le demande, enfin ça nous intéresse vaguement, enfin on est obligé de le faire, donc allons-y, envoyons des mails.

 

11h15 : Il y a à présent 40 mails dans mon onglet « Eléments envoyés » et je n’ai toujours pas fait de pause. Heureusement, une relâche s’annonce parmi l’open space : les gens s’étirent, se secouent un peu, se servent un thé. Tout le monde lorgne sur les tablettes de chocolat achetées par la chef « pour nous remonter le moral ». Allez, on en ouvre une. Hmmm, du Crunch. Crunch crunch crunch. Zut, le téléphone sonne ! C’est quelqu’un de Singapour ; il a un problème avec le logiciel comptable. Le temps d’expliquer, enfin de noter la question sur un bout de papier et de promettre d’y répondre, a plus le Crunch. Encore loupé.

 

Midi : J’ai faim. J’ai très faim. Je regarde le menu sur l’intranet : paupiette de poisson, pizza bœuf/œuf ou frittata lardons/pommes de terre. Miam miam. Personne ne bouge…

 

12h30 : Enfin, l’équipe se lève, les langues se délient, on souffle un peu. Manger ! Problème : le téléphone de ma chef sonne. Encore ces satanés Italiens. Freeze. Tout le monde se rassoit, fausse alerte.

13h00 : Ouf, les Italiens ont fini par trouver le problème, tout le monde est réconcilié, on peut aller à la cantine. A table, personne ne veut remplir la carafe d’eau. On papote des enfants, des autres collègues et de cuisine (oui, nous sommes fins gourmets à la conso). La frittata fait du bien à mon estomac famélique.

 

13h30 : D’un seul mouvement, la tablée se lève : on y retourne. Un petit carré de Côte d’Or aux amandes, et ça repart… pas ! J’ai envie de dormir…

 

14h30 : un Allemand me réveille au milieu de mon poussif remplissage de compte-rendu Excel pour me poser une question retorse sur l’impôt, alors que ce n’est même pas de mon ressort, mais de celui de mon voisin ! Pas de chance, ce dernier est occupé : je note donc tout bien sur un Post-It et fais des « freundlichen Grüßen » à mon ami Sven.

 

15h30 : J’ai de nouveau faim, et surtout je m’embête… Enfin, je préfèrerais être ailleurs quoi, parce que par contre j’ai toujours plein de choses à faire. Toujours pas de pause à l’horizon.

 

16h30 : Je craque, je vais faire un tour sur Facebook. Haha, rigolo ce nouveau groupe « Jésus pouvait changer l’eau en vin. Tu m’étonnes que 12 mecs le suivaient partout ! » Tiens, je vais le rejoindre. Oups, ma chef passe dans mon dos : « Tu t’attaques aux provisions, hein ? » Oui oui, je suis à fond. On a quand même droit à une barre de Milka au lait.

 

18h00 : La fin de la journée est normalement proche, sauf que là on est en période de CLÔTURE, avec des DELAIS à tenir, des PROBLEMES à résoudre, on est SHORT SHORT SHORT ! Ok, ça va, j’ai compris, je vais les faire les provisions.

 

19h00 : Il fait tout noir dehors. La femme de ménage passe pour vider les poubelles. Coloc m’envoie un texto pour me demander quand je rentre. Pff, aucune idée. Vite vite, les provisions. Il n’y a plus de coup de fil à cette heure-là, c’est trop tard pour les Américains et trop tôt pour les Australiens. On travaille donc plus efficacement, sauf quand on a des fous rires nerveux, qui se déclenchent à cause de trucs nuls : une grimace d’un collègue au téléphone, une blague vaseuse : « Investis-toi sur les investissements, hahahaha ! », bref, on commence à craquer. Je me donne de petites claques sur les joues pour me maintenir éveillée. Surtout, ne pas lâcher...

 

20h00 : Hallelujah, c’est terminé pour aujourd’hui ! Je fuis, fuis, fuis. Le métro est étonnamment plein ; comment ça, 20 heures ce n’est pas si tard ? Ok ok, je sais. Mais je fais zéro pause moi ! J’ai juste envie de dormir.

 

21h00 : Avec Coloc, on a fini de dîner et on glande en tapant la discute, en regardant une émission débile ou en écoutant de la musique. Parfois, on reçoit même des gens à la maison. Enfin, une vie sociale !

 

21h30 : Je dors. Enfin j’essaie. Mais c’est tellement tôt par rapport à mon heure habituelle que je tourne bêtement dans mon lit, pour finir par plonger dans des rêves étranges et grotesques vers minuit.

 

Voilà, vous savez tout. D’où la baisse de fréquence des posts en ce moment. Heureusement, ce n’est que temporaire, et puis surtout je ne vous oublie pas ;) J’en veux pour preuve  Fashion Designer World Tour, le jeu trop girly qui vous met dans la peau d’un styliste cosmopolite : c’est hyper fille et très stupide, mais également très récréatif…

Fashion.JPG

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Published by Miss Malice - dans Ma vie
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commentaires

Minimoy 15/01/2010 13:06


Nous en audit,  c'est plutot chips et tucs, mais sinon, c'est tout pareil!!


Miss Malice 21/01/2010 11:28


Merci de me soutenir dans l'adversité Minimoy ;) Et courage surtout! Et à bientôt aussi!


La vie (où est le) mode d'emploi (?) 15/01/2010 12:39


Mais pourquoi tu y vas si tôt le matin, aussi ! Ya personne. Dors !


Miss Malice 21/01/2010 11:28


Bonne question. Je crois que je me stresse toute seule en fait. Et puis si j'arrive tôt je peux glander sur Internet aussi (ok, ce n'est pas un argument recevable). Très bien, demain
j'arrive à 9 heures tiens.


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