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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:06

Today I’m listening to Just what I needed, by The Cars

 

Me revoilà! Je suis désolée pour ce silence prolongé, je mériterais d’être fouettée vigoureusement avec du buis (hmm…) pour faire pénitence… En même temps, je pourrais être de ces bloggeurs qui préparent des articles intemporels en rab à l’avance et qui évitent ainsi les blancs d’une semaine sur leur page mais… Mais je ne suis pas comme ça moi, je vous fais vivre en direct ce qui se passe dans ma petite tête, et quand l’ignoble stage m’empêche de m’exprimer, eh bien je vous le fais sentir. Bref. J’espère que je vous ai manqué ! Vous oui en tous cas.

 

Après ce petit paragraphe informatif et sentimental, passons aux choses sérieuses. C’est toujours la période reloue dans mon stage mais le côté positif, c’est que j’ai décidé de m’en taper un peu et de me prendre de petites pauses. En plus, j’ai eu quelques coups de fil pour des entretiens pour un autre stage, donc j’ai la pêche (et la banane !) Ce week-end, je l’avais moyen, la pêche, j’avais plutôt un début sournois de maladie rampante du genre angine. En plus, Coloc a disparu de l’appart de 15 heures à 2 heures du matin le samedi, donc je me suis retrouvée à errer telle une âme en peine. Aucune envie de sortir… Du coup, direction mon lit et mon fidèle PC. J’ai fait une orgie de films, et pas les mieux : j’ai regardé My Girl 1 et My Girl 2. C’est bon, ne soyez pas horrifiés… J’avais bien aimé cette série de films quand j’étais petite. A revoir grande, c’était beaucoup moins bien, voire limite ennuyeux. Comme quoi tous les films ne vieillissent pas bien, et que parfois il vaut mieux garder le souvenir embelli de l’enfance… Mention tout de même à Macaulay Culkin dans un de ses premiers rôles, avant Maman, j’ai raté l’avion ! (Home Alone) qui l’a rendu célèbre. Il est tout de même bien pâle ce garçon…


my_girl_ver1.jpg
 

Et puis comme je sentais venir la méga aprem de la lose, j’ai enchaîné avec Bliss, ou Whip it en VO, en ce moment au cinéma (oui, je l’ai regardé en streaming, c’est mal !) Ce premier film de Drew Barrymore, où elle tient également un petit rôle, raconte l’histoire de Bliss, une ado grunge qui se sent décalée dans sa petite ville du Texas. Elle est jouée par Ellen Page, la révélation de Juno. C’est vrai qu’elle a un minois intéressant, cette jeune fille. Bref, Bliss décide de rejoindre une équipe de  filles en roller qui n’ont pas froid aux yeux et qui s’affrontent à d’autres dans des championnats ! Ok, moi non plus à première vue, ça ne me semble pas être un sport, le roller derby. Après une petite recherche Google, il s’est avéré en fait que c’est une discipline internationale qui compte pas moins de 78 ligues aux Etats-Unis. Les sportives se déguisent, un peu comme au catch, en adoptant un « nom de scène » souvent inspiré du punk ou des films d’horreur. Pour plus d’infos, je vous invite à aller consulter la page Wikipedia associée. Bref. Donc Bliss est un film assez féministe, qui montre des filles qui ne s’embarrassent pas de clichés, qui boivent, s’habillent comme elles veulent et se battent comme des chiffonniers dans l’arène. Seul souci, leur vie privée, elle, ne donne pas forcément envie : petits boulots, galères sentimentales (mère célibataire)… Le prix à payer pour l’émancipation et la liberté, serait-ce d’être toujours marginale aux yeux de la société ? Bliss, elle, est heureusement plus conventionnelle puisqu’elle tombe amoureuse du chanteur d’un groupe de rock local, comme toute ado normalement constituée. I love you Alex ! (Moi c’était le chanteur de Franz Ferdinand…) Un premier film plutôt réussi donc, intéressant et dynamique, servi par une super BO. Go Drew !

 

Bliss1  Bliss2

Et puis samedi soir, quand même, je suis allée chez des amis pour pendre une crémaillère. Quand même, il y a des limites à mon larvage !

 

Quoique…


Dimanche, c’était censé être l’heure des choix pour ma dernière année. Mais après avoir fait une méga grasse matinée bien méritée, j’ai plutôt décidé de glander (quelle surprise !) Du coup, j’ai regardé Boys Don’t Cry, de Kimberly Pierce. J’en avais entendu beaucoup de bien, notamment de Coloc, qui avait nuancé d'un « Tu vas voir, c’est un peu dur quand même ». Bon, ce n’est forcément le film idéal à regarder en tête à tête, par exemple. Mais il m’a beaucoup plu. Il date de 1991, alors je suis sûre que vous l’avez déjà vu (eh oui, je suis à la masse !), mais je vais quand même raconter l’histoire vite fait. On suit une jeune ado, Teena Brandon, magnifiquement interprétée par Hillary Swank. Par son physique, ses grands yeux expressifs mais surtout son jeu intelligent et extrêmement naturel, cette actrice que je n’aime pas spécialement m’a laissée pantoise. Car Teena souffre de « troubles de l’identité sexuelle » et se fait passer pour Brandon, un garçon donc. Brandon a fui de chez lui et squatte chez un ami tout en draguant de filles en boîte. Il tombe sur une bande de désoeuvrés white trash accros à l’alcool qui l’adoptent rapidement. Parmi eux, il y a un mec qui a des problèmes pour contrôler sa colère, et la copine de ce mec, jouée par Chloë Sevigny, excellente, dont Brandon va tomber amoureux. Vous imaginez le triangle amoureux… Le film est tiré d’une histoire vraie dont la fin fait froid dans le dos. Certes, le film est dur, mais il ne m’a pas marqué seulement à cause des images frappantes. Tout y est réussi : la performance des acteurs, la réalisation, le traitement du sujet, la BO, dont est tirée la chanson du jour. A voir, même avec 20 ans de retard.


Boys1  Boys2
 

Enfin, ragaillardie après ce film ( !), je me suis dit : « Allons en voir un autre ! » Direction donc Bastille, où je retrouve Putafranges n°1 et son cher et tendre Filou. A l’origine, nous voulions aller voir La Merditude des Choses, ce film belge qui avait l’air fou. Plus de place au MK2. Nous nous rabattons donc sur Une vie toute neuve, un film franco-coréen réalisé par Ounie Lecomte. Il se passe à Séoul en 1975 et raconte l’histoire d’une petite fille placée par son père dans un orphelinat des Sœurs Catholiques pour qu’elle ait « une vie toute neuve », et surtout meilleure que celle qu’il peut lui offrir. Le film est pudique et digne, la jeune actrice formidable. Il décrit l’incompréhension qu’elle ressent d’être abandonnée à six/sept ans par son père, son papa, qu’elle aime forcément. Elle se sent en colère, coupable, puis triste. On souffre avec elle. On se dit qu’elle ne se relèvera pas. Et puis si, c’est une enfant, donc elle n’a pas d’autre choix que celui d’avancer. On suit sa vie à l’orphelinat jusqu’à son départ pour une famille d’accueil française. Le film s’arrête sur une question : cette nouvelle vie, sera-t-elle forcément meilleure ? Le point de vue adopté est très émouvant, on est dans la peau de Jinhee. Et les souvenirs qu’elle garde du quotidien avec son père, comme les balades à deux sur un vélo dans les rues de Séoul, sont déchirants. Un très beau film sans pathos sur un sujet qui s’y prêtait pourtant.

 
Vie2  Vie1


Ensuite, pour se remettre de nos émotions, nous avons dégusté un délicieux risotto maison chez les deux compères. Asperges/poulet/oignons, un délice. Les tartes au citron du dessert n’étaient pas mal non plus… Je suis repartie avec un bouquin sous le bras (Un roman russe, d’Emmanuel Carrère) et une invitation à se revoir bientôt. Il y a une vie en dehors du travail, et elle est clairement beaucoup plus intéressante !

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Published by Miss Malice - dans Cinéma
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commentaires

La vie (où est le) mode d'emploi (?) 22/01/2010 15:15


J'espère que tu iras voir La Merditude... je prendrais bien quelques opinions avant de m'y risquer !


Miss Malice 29/01/2010 10:10


Aie, je crains qu'il ne passe plus trop sur Paris, en plus j'ai pas eu beaucoup de temps cette semaine... Avec le recul, j'aurais bien pris un avis avant, moi aussi!


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