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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:29

Aujourd’hui j’écoute aussi Enjoy the silence, de Depeche Mode

 

Aaaah, tout va mieux. J’ai un stage. Je viens de payer mes factures. Je suis au bureau mais pas débordée. La journée s’annonce plutôt sympa… J’espère que pour vous aussi !

 

Hier soir, pour me remonter le moral après une journée un peu galère, j’ai filé au cinéma voir In the Air. J’avais envie de le voir depuis un moment, suite à ses nominations aux Oscars et aux Golden Globes. En plus il y a George Clooney-Whatelse dedans, je ne suis pas fan mais bon, il n’est pas vilain ce monsieur. Concernant le scénariste, Jason Reitman, c’est à double tranchant : de lui j’ai vu l’excellent Thank you for Smoking, l’attachant Juno et le déconcertant Jennifer’s body. Bref, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. A In the Air, j’attribue donc le qualificatif de savoureux. C’est l’histoire de Ryan Bingham alias George, dont le boulot consiste à virer des gens à la place des entreprises pour qu’elles ne se salissent pas les mains. Un licencieur en série, quoi, qui officie aux quatre coins des Etats-Unis et qui donc passe sa vie « up in the air », au point de se sentir comme à la maison à l’aéroport. Forcément, Ryan-George n’a pas de femme ni de bout de chou, il est tout seul mais ça lui plaît (et puis il a de petites aventures par-ci par-là). Jusqu’au jour où on lui colle dans les pattes une jeune diplômée à qui il doit montrer la réalité du métier. Jouée par Anna Kendrick, l’amie insipide de Bella dans Twilight, cette battante qui a déjà un « plan de famille » en tête (l’élu devra être brun, avoir un prénom monosyllabique et un diplôme administratif…) et qui ne conçoit pas de vivre seule va changer sa façon de voir les choses, et changer sa propre vie aussi…

 

In-the-air1.jpg Intheair2.jpg

Ce qui m’a plu dans In the Air, ce sont les dialogues, vifs, jamais (trop) niais, et très drôles (à une blague de George, la salle a même applaudi spontanément, c’est pour dire !) Les acteurs sont excellents : bravo George (pas irritant pour un sou malgré ses yeux de chien battu), bravo Anna (très bon jeu d’acteur, à suivre !), et bravo Vera Farmiga, qui joue celle dont George tombe amoureux. Mais autant vous prévenir : le happy end n’est pas aussi téléphoné que celui auquel vous vous attendez, d’ailleurs est-ce vraiment un happy end ? Les dix dernières minutes sont celles qui font, d’après moi, décoller le film du tarmac des comédies romantiques au grand ciel bleu des vrais films de qualité. La critique du monde du travail et des voyages d’affaires est toute aussi acérée que le reste du film. Alors pas d’hésitation, vous pouvez voler en toute sécurité avec George et Jason Reitman à vos côtés !

 

Intheair3.jpg

Sinon, je viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas raconté mon week-end (on est Mercredi, tout va bien). En plus, il n’est pas spécialement palpitant : je suis simplement allée à Lille du samedi au dimanche pour participer au Dîner des Anciens d’une de mes associations étudiantes. C’était vraiment une très bonne soirée. J’ai pu revoir des gens que j’ai côtoyé pendant mes deux ans d’école et que j’avais perdu de vue depuis. Marrant de savoir qui fait quoi, qui devient quoi. Et hors du milieu assez fermé de l’école, avec ses codes, ses groupes, ses habitudes, c’est plus facile de se parler. Couchée à cinq heures du matin, réveillée à treize, un Quick avec d’autres de ma promo et hop ! Retour à Paris. Couchée à 20h30 (oui, je crois que je vieillis là… Mais trop de champagne tue le champagne !)

 

Sur ce, je m’en vais vaquer à mes occupations professionnelles habituelles : regarder par la fenêtre, consulter Facebook et penser à plein de choses (du genre à ce que l’on mange ce midi). Bonne journée à vous ;)

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 15:30

Aujourd’hui j’écoute aussi Lisztomania, de Phoenix (oui, ils sont Français!)

 

Bon, finalement, pas si sûre que ça d’avoir un stage, enfin peut-être plus le même, donc encore un entretien ce soir, bouh, je suis vraiment trop compliquée comme fille. Je ne sais pas dire oui, parce que cela implique d’adhérer à 100% à un projet ou un engagement (le 100%, ça n’existe pas chez moi). Et je ne sais pas dire non, car cela implique de se priver de la possibilité de faire certaines choses, et comme je ne sais jamais trop bien ce que je veux faire… Enfin. Toujours est-il que je ne veux pas travailler et ça tombe bien, il faut faire vivre ce blog un peu que diable !

 

 

?

 

Bref. Ce matin, j’espère avoir ravi les fans de robot et de cinéma présents dans le public (levez les mains ! Plus haut !) Cet après-midi, je vais m’adresser (du moins, je l’espère) au beautiful people qui sommeille en chacun de vous, cette bête de tendances à l’affût du moindre truc pointu qui fera vibrer la France d’ici deux ans. En effet, je vais vous parler de la Ferme Célébrités, sur TF1.

 

Non mais pas longtemps, promis ! Juste histoire de taper un peu sur l’ambulance, je vous signale juste qu’on peut entre autres trouver dans la Ferme cette année :

 

-Frankie Vincent, un fruit de la passion et beaucoup de pulpe

-Claudette Dion, la grande sœur de notre Céline adorée

-Greg le Millionnaire, qui doit se demander où sont les 14 bombasses de la dernière émission à laquelle il a participé

-Kelly Bochenko, la Miss Paris qui a été prise la main dans la culotte

-Surya Bonali, qui a bercé toute mon enfance avec ses Axel et triples sauts

-Mickaël Vendetta, tout muscles et sourire niais dehors

 

C’est génial, c’est comme un casting de Dîner de cons, sauf que là c’est national et qu’ils sont payés pour venir.

 

Trêve de plaisanteries, je voulais vous présenter quelques sites instructifs. Le premier, dont le nom me plaît beaucoup, est We are Hunted. Il liste les « 99 chansons émergentes les plus populaires du Web ». Ou comment ne pas vous fatiguer à dénicher le prochain hit, les autres l’ont déjà fait pour vous. Ici, point de noms connus (du moins, pas de moi), mais de la bonne musique et de la moins bonne, en tous cas du nouveau !

 

Ensuite, apostrophant l’énergumène dérangé qui voisine avec le VIP au fond de vous,  je vous présente mon ode au désordre.

 

Bordel, bordel, exceptionnel,

Tu m’obliges à garder ma tête

Quand je ne trouve plus mes chaussettes

Tu me fais faire de l’exercice

Quand je recherche mon pendentif

Tu m’apprends bien sûr la patience

Enfermée dehors en silence

Bref heureusement que tu es là,

Car je ne sais plus vivre sans toi.

 

On m’a toujours dit que j’avais une belle plume. Mais le site Désordre, lui, met plutôt en exergue Paul Valéry (« Entre l’ordre et le désordre règne un moment délicieux ») ou Arthur Rimbaud (« Je finis par trouver sacré le désordre de mon esprit »). En dehors des citations qui tiennent lieu de nom de page Web et qui changent à chaque actualisation, on trouve sur ce site un joyeux bazar, comme son nom l’indique. Une pluie de photos, de dessins, de mots aléatoires s’abat sur vous, mais sans agressivité. Malgré le hasard total qui prédestine l’affichage de tout ce qu’il y a sur la page, le capharnaüm reste aéré et agréable. Rafraîchissant et poétique, une petite bulle encombrée et joyeuse.

 

Enfin, je m’adresse pour finir au gros geek qui ne fait que dormir dans votre tête pendant que le branché frime à mort et que le bordélique sème ses affaires partout. Le geek, qui rigolera peut-être en lisant Vie de Nerd, un succédané de VDM comme tant d’autres, cette fois à destination des Sheldon et autres Leonard –vive the Big Bang Theory !- Des exemples :

 


Aujourd’hui, je fais cuire un plat au four. J’ai du aller sur minuteur.fr, pour régler une horloge sur 10min de cuisson… VDN

Aie… L’auteur a peut-être un pc, mais pas un four avec une horloge automatique ! Quel loser.

 


Il y a 2 minutes après 4h de cours de programmation cet aprem et une heure de programmation chez moi, j’ai essayé d’actualiser ma page web avec F9 (touche de compilation sur Codeblocks). VDN

Je suis désolée, je n’ai pas compris, même avec l’explication entre parenthèses.

 


Aujourd’hui, en lisant la VDN #612, je n’ai pas pu m’empêcher d’en vouloir à l’auteur : LA VRAIE quote de Retour vers le futur 1 est “Ça fait la quatrième en cinq jours”… (pour les billets d’absence de Marty). J’ai failli lui mettre une note pourrie… VDN

Y’en a vraiment qui abusent. Moi aussi, des trucs comme ça, ça me met en rogne. Je veux dire, si tu n’as pas vu le film 50 fois, tu ne devrais pas avoir le droit d’en faire des citations. Point final.

 


Aujourd’hui, en voyant mon programme enfin fonctionner après des heures de débug, j’ai eu une érection… encore… VDN

Ca en dit long sur la vie sexuelle de l’auteur…

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 09:22

Today I’m listening to Audacity of Huge, by Simian Mobile Disco

 

Ce blog devient de plus en plus un 3615 Ma vie, c’est fou. C’était censé être purement informatif et très culturé, et voilà que je m’épanche, je m’épanche… Pardonnez-moi. Je vais faire de mon mieux pour vous apporter de l’information, de la vraie. Ou du moins du n’importe quoi, du vrai. Parlant de Minitel : quelqu’un pourrait-il me renseigner sur ce qu’était le Minitel Rose ? J’ai du mal à comprendre le concept en fait… *innocente et naïve*

 

Bon, trêve de bavardages. J’aimerais vous parler de plusieurs sujets palpitants, donc je vais essayer de garder le cap (ou de faire plusieurs posts). Déjà, j’ai vu deux films la semaine passée, en DVD (pas eu le temps d’aller au ciné, mais c’est au programme ce soir !) Le premier, c’est My Own Private Idaho, sorti en 1991, un des premiers films de Gus Van Sant, le réalisateur d’Elephant et de Paranoïd Park. Les deux têtes d’affiche sont impressionnantes : Keanu Reeves jeune et plutôt pas mal, ainsi que feu River Phoenix, le frère de Joachim, qui mourut deux ans après d’une overdose d’héroïne. L’histoire est plutôt glauque, vu qu’elle raconte la rencontre de ces deux prostitués homosexuels (enfin, River est homosexuel, Keanu fait semblant) qui entreprennent une sorte de voyage initiatique pour retrouver la mère de River. Les dialogues sonnent de façon très étrange, souvent datée ou récitée. Après vérification, c’est visiblement parce que Gus Van Sant s’est beaucoup inspiré de Shakespeare, tant pour les dialogues que pour le personnage interprété par Keanu. Celui-ci est en effet le fils du maire de la ville mais se prostitue et vit dans la misère par choix. Ajoutons à cela que le personnage de River est narcoleptique et que donc il s’endort n’importe où, et nous avons du bon Gus Van Sant déjanté. Dans le genre, c’est pas mal mais l’intrigue peine un peu à trouver son rythme et à passionner. Mais comme tous les films de Gus Van Sant, d’hypnotiques images s’impriment dans votre tête…

 

Idaho.jpg Idaho2.jpg

Le deuxième film que j’ai vu cette semaine, ou plutôt revu, c’est A.I, Artificial Intelligence, de Steven Spielberg. J’avais un souvenir mitigé de ce film, donc j’ai décidé de me faire une seconde opinion. Eh bien impossible de déterminer un avis tranché, à nouveau. AI a les défauts classiques d’un Spielberg : dégoulinant de bons sentiments, de musique grandiloquente et de poésie un peu fourre-tout. Mais il a aussi les qualités d’un Spielberg : une émotion, certes en dents de scie, mais présente ; un certain talent pour filmer des mondes à la fois oubliés et futurs (dans le cas présent)… Jude Law joue un étrange robot Gigolo et Haley Joel Osment un petit garçon robot plus vrai que nature qui a été programmé pour aimer sa mère. Le film commence dans un futur proche et s’achève dans un futur plus que lointain. C’est assez étrange du début à la fin, mais c’est intéressant à voir. Par contre, ce n’est pas le genre de film de science-fiction qui laisse une place à la réflexion civilisationnelle ou éthique. Tout juste voit-on une étudiante, dans la première scène du film, demander si, une fois que le premier robot capable d’aimer sera crée, nous serons capables de l’aimer, nous, les humains.

 

AI.jpg  AI2.jpg

Cela m’a rappelé un article que j’avais lu il y a quelques temps sur Internet, à propos du concept d’« inquiétante étrangeté ». Ce concept élaboré par Ernst Jentsch en 1906 (d’après Wikipédia) désigne le doute suscité soit par un objet apparemment animé dont on se demande s'il s'agit réellement d'un être vivant, soit par un objet sans vie dont on se demande s'il ne pourrait pas s'animer.


En bref, nous sommes troublés par l’imitation de l’humain, lorsqu’elle est trop parfaite. De cette idée est née l’expression « Uncanny Valley », ou Vallée de l’Inquiétante Etrangeté. Cette fois-ci, c’est un roboticien japonais dénommé Masahiro Mori qui est à l’origine de cette hypothèse. Celle-ci stipule que plus un robot ressemble à un être vivant dans son apparence, sa façon de se mouvoir, de s’exprimer…, plus un être humain va être empathique envers lui et va avoir des réactions positives. Jusqu’à un certain point, qui marque l’entrée dans cette Vallée : là, l’empathie se mue en répulsion et ce qui nous ressemble n’est plus que dérangeant et inhumain. Cet article du site Robotbuzz présente une explication illustrée sans doute plus claire. Je trouve ce concept vraiment intéressant pour l’avenir : nous avons une forme de tendresse attendrie pour ce qui nous ressemble, jusqu’à ce que nous nous sentions menacé dans notre unicité et notre sens de notre propre importance. A garder en tête, les créateurs de robots : Terminator et Wall-E oui, un petit garçon de remplacement non. Une poupée gonflable oui, une love robot non !

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 09:54

Aujourd’hui j’écoute Il fait trop beau pour travailler, par les Parisiennes

 

Hello à tous ! Désolée pour ce silence de deux gros jours (ou trois ?), la conso a de nouveau eu raison de moi. Mais le gros point positif, c’est que j’ai un nouveau stage ! Youpi ! Je vais travailler en marketing sur des DVDs, bref exactement ce que je voulais. A nous deux, Paris (et Powerpoint !)

 

Bon, à part ça j’ai pas mal de choses à vous raconter. Commençons par le pas très gai : aujourd’hui, JD Salinger est mort. Cet auteur américain a écrit plusieurs nouvelles ou mini romans très réussis comme Franny et Zoey, et il a surtout écrit l’Attrape Cœurs (The Catcher in the Rye), sorti en 1951, qu’on cite souvent comme LE roman sur le mal-être adolescent. Quand je l’ai lu, j’avais quinze ans, ça aide forcément. Et pourtant, je n’ai pas plus accroché que ça la première fois. C’est quand je l’ai relu, vers 18 ans, que je suis tombée sous le charme de l’histoire d’Holden Caufield. Cet anti-héros fait partie de la jeunesse dorée américaine, en ayant toujours le sentiment d’être différent des autres. Il se fait virer de son internat privé et s’enfuit donc à New-York sans en dire un mot à ses parents. Il a de l’argent sur lui et passe donc quelques jours à errer sans but dans la ville, allant de rencontres en rencontres, s’essayant à traîner dans des bars et visitant des musées. Bref, il est paumé. Il y a beaucoup d’interprétations possibles du personnage d’Holden et de ses doutes ; celle que j’ai retrouvée le plus souvent est qu’il ne veut pas grandir, qu’il est angoissé à l’idée de devenir adulte. L’éternel ado, quoi. Mon interprétation personnelle, c’est qu’Holden a déjà grandi. Il a déjà compris pas mal de trucs, enfin ce qu’on comprend quand on « devient adulte » : que les rêves d’ados, c’est bien beau mais qu’il vaut mieux les remiser un peu au placard, ou du moins les adapter à la réalité. Que les gens se ressemblent beaucoup, finalement, dans ce qui les meut. Qu’il y a quelque chose d’artificiel et de codé dans la plupart des rapports humains, et que c’est normal, c’est ce que l’on appelle « vivre en société ». Que soi-même, parfois, on n’est pas très glorieux, assez trivial, un peu superficiel. Qu’on est comme les autres, en fait, tout en se sentant profondément différent. Tout le paradoxe de l’être humain, qui est un individu au sein d’une espèce…

 

Bon, là, je m’emporte. Voilà mon interprétation de la fugue et de l’état d’esprit d’Holden, qui apparaît donc forcément désabusé, cynique, indifférent. Mais aussi profondément empathique, doux, animé d’aucune haine ou mépris envers les autres. Il est perdu, mais pas révolté, déjà résigné. C’est ce qui me fait dire qu’il a déjà grandi, et qu’il ressent simplement le vide vertigineux que peut représenter une vie d’humain « raisonnable » qui s’étend devant nous. C’est pour ça qu’à 18 ans, je me suis sentie très proche de lui, parce que j’ai ressenti la même chose. Cela me rappelle un obscur film que j’avais vu sur Canal il y a quelques années : The Good Girl, avec Jennifer Aniston. Ce film sorti en 2003 raconte l’histoire de Justine, une jeune femme mariée et travaillant comme vendeuse dans une épicerie. Elle aussi a l’impression que sa vie ne va nulle part. Puis elle rencontre Holden Worther, interprété par Jake Gyllenhaal, qui est engagé là où elle travaille. Il s’est lui-même donné le prénom d’Holden en hommage au héros de l’Attrape-Cœurs. Il semble poursuivi par les mêmes questions existentielles, mais lui est angoissé, animé d’un esprit de lutte, il veut s’en sortir, il veut y croire, alors qu’elle est résignée, indifférente. Il la sort un peu de sa torpeur. Mais quand il lui propose de rompre réellement avec sa vie morose en s’enfuyant avec lui, elle prend peur et va tout faire pour le faire disparaître de son univers… Ce film m’a laissé un souvenir étrange, triste et apathique. Le rythme est lent, malgré les enjeux de l’histoire. Mais c’est plutôt à-propos, ça retranscrit bien le profond ennui et désespoir de l’héroïne. Bref, c’est un peu un écho du livre de Salinger.

 

Voilà donc, tout ça pour vous dire que JD est mort et que je me sens bêtement triste. Il n’avait rien publié depuis la fin des années 1960, et vivait en reclus depuis la même époque, refusant interviews, courrier d’admirateurs, et même publication de nouveaux textes ou adaptation de ses écrits au cinéma. A 91 ans, sa mort n’a rien de tragique. So long, Salinger.

 

Je pense que je vais arrêter ce post ici, je me suis étalée encore et toujours sur un sujet en particulier ! Je vais essayer de trouver un autre moment dans la journée pour vous faire part de nouvelles merveilles du Web et de mes dernières expériences cinématographiques. Have a nice day en attendant ;)

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 13:59

Today I’m listening to Touch me, by Samantha Foxxxx

 

C’est lundi, c’est raviolis, et surtout c’est le résumé de mon week-end… J’espère que l’article précédent ne vous a pas trop atterré et ne vous a pas fait jurer, mais un peu tard, qu’on ne vous y reprendra plus… J’ai même pensé à le supprimer mais j’ai quêté l’avis de Coloc, qui m’a dit que c’était « éducatif » et que ça faisait « prendre conscience de certaines choses ». A vous de me dire quoi… Moi ça me fait juste froid dans le dos.

 

Sinon ce week-end c’était sympa comme tout. Vendredi on a fait un petit dîner entre amis à la maison, très agréable. Le lendemain, j’étais aux aurores (9h30) en cours de suédois. L’après-midi, on est allé prendre un Bubble tea avec une amie de prépa chez Zen Zoo (yes ! Il y avait de la place) ! Trop bien, ce petit salon de thé taiwanais. On a dégusté un gâteau au thé vert et haricots rouges à se damner. Ensuite, détour obligé par l’épicerie japonaise Kioko (qui a dit que j’étais routinière ?) Le soir, c’était soirée Colocs : avec deux de mes anciennes complices, nous sommes allées manger japonais en bas de chez moi. L’ambiance était déjà électrique, avec le radotage habituel de vieilles histoires embarrassantes et les mêmes querelles sur les thèmes éternels de la vaisselle moisie et du ménage pas fait. Nous nous sommes ensuite installées au Cardinal, à Richelieu-Drouot, où nous avons commandé nos cocktails favoris (je confirme, le Silver Cosmo à la Red Bull, il déchire). Le serveur a quand même réussi à nous dire qu’ « à trois, on explosait de féminité », alors qu’on ricanait comme des baleines. Oui, il a eu un pourboire. Bref, les colocs, c’est pour la vie. Rendez-vous à Strasbourg en février pour se retrouver toutes les quatre le temps d’un week-end !

 

Dimanche, j’ai dormi. Puis je suis allée bruncher. Le brunch, c’est idéal, ça prolonge tranquille la matinée… Avec Putafranges n°1, on a cuisiné des bagels au saumon fumé/sauce à l’aneth et bacon/œufs brouillés/cheddar (bah oui, faut que ce soit un peu consistant). Et Putafranges m’a rappelé que le principe d’un brunch, c’est de manger ce qu’il nous plaît. Quel concept réjouissant ! Ma vie est un brunch perpétuel !

 

Enfin, l’après-midi, j’ai pas mal bossé mes entretiens qui arrivent (ce soir notamment). Le soir, dîner au restaurant avec des anciens de mon asso Music’All, qui organise une comédie musicale à Lille en mai. Même si Coloc et moi ne sommes plus dans le projet (pour cause de stage inintéressant), le projet (et les ragots) nous intéressent toujours autant. Good luck les amis !

 

Voilà pour mon week-end. Là, je suis au bureau. On vient de se taper un fou rire de malades à cause d’un Brésilien qui préférait parler de la pluie et du beau temps plutôt que de ses comptes courants (comme je le comprends). Is it rainy in France? Is it sunny? Do you prefer when it’s cold? When it’s hot? What are you wearing? Je suis une grande fan des fous rires en direct, à la télé par exemple. Ce soir, après mon entretien, je compte suivre le Président qui « parle aux Français ». Qui sait, on lui fera peut-être la blague du con qui dit non

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:11

Today I’m listening to No Milk Today, by the Herman Hermits

 

Ah, le vendredi, jour béni entre tous. Visiblement, il est férié en Arabie Saoudite, ce qui fait que nos contacts là-bas ne répondent plus. Allo Riyad, on a perdu le contact. Du coup, je m’octroie une bonne petite pause cette aprèm. On vient de déguster une bonne petite galette des Rois avec tout le service, et ma collègue enceinte a eu la fève. Deux fois. Une pour elle, et une pour le bébé ! C’est fou le hasard parfois.

 

Bon, je m’égare. Le post d’aujourd’hui ne sera pour une fois pas consacré à ma vie hautement passionnante mais à celle d’inconnus. C’est fascinant, ce concept d’inconnu, parce qu’avec Internet ils sont à la fois toujours aussi mystérieux mais aussi beaucoup plus proches, à portée de clic. On frôle en virtuellement des centaines par jour ; parfois on les lit, on les comment, on chatte avec eux. Avec Internet, nous ne sommes plus jamais seuls. Du moins en apparence.

 

Du coup, sur ce grand réseau global, des messages se croisent et s’entrecroisent en se ratant parfois. Comme le site Wannonce. Sur ce site fourre-tout, vous pouvez notamment poster un message décrivant vos envies et vos attentes en termes de big love, selon le bon vieux système du courrier du cœur. Peut-être vous lira-t-elle/il et ce sera le début d’une romance incroyable. Pour certains, ça semble un peu mal parti quand même. J’étais partie pour jeter un œil à tout le site, mais il y a tellement de perles que je n’ai pu regardé que la partie « Homme cherche femme, région parisienne ». Promis, sous peu je m’attaque à « Femme cherche Homme ». En attendant, voici un best-of des phrases de drague de ces messieurs :


Calin.JPG
 

Ce n’est mon genre de me moquer gratuitement. Je ne l’aurais d’ailleurs peut-être pas fait si ce monsieur avait dit chercher l’amour. Je ne me moque donc pas, je constate.

 
Carré


Un fan de Mireille Mathieu ?

 

Coach

Vous êtes nostalgique du service militaire obligatoire ? Vous êtes une vraie serpillière qui ne demande qu’à être essorée ? Haut les cœurs, Pascal le Grand Frère est là.

 

Besoin

Un vrai bon Samaritain, ce Monsieur.

 

Etudiante

J’avoue, j’en ai vu des choses horribles sur Internet, mais ces trois messages (et tous les autres semblables que je vous épargne) m’ont quand même dégoûtée de l’espèce humaine.

 
Ras le bol


Le corollaire des messages précédents. Oui, arrêtez de nous vendre votre corps, les filles, nous on veut de l’amour et de l’eau fraîche ! Vous êtes vraiment perverses.

 

Maillot

Oui enfin, les poils, ça repousse. Je pense que l’auteur de ces lignes cherche simplement une femme. Biologiquement fonctionnelle.

 
Vieux


Parce que l’amour n’a pas d’âge ! Parce que c’est encore plus efficace que le viager…

 
Bibendum


Parce que l’amour est aveugle ! Parce que cet homme est cynique, mais honnête. Parce qu’il permettra peut-être à une jeune Biélorusse de fuir la misère. Parce qu’il a dû beaucoup souffrir dans sa vie. Parce qu’il me rend immensément triste, ce message…

 
Voilà, au final, Internet, c'est comme les cactus. Qui s'y frotte s'y pique. Don't mess with the Web. You might not like what you will find... Bonne soirée les aventuriers du virtuel!

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Published by Miss Malice - dans L'outil l'Internet
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 18:13

Aujourd’hui j’écoute aussi (à ma grande surprise !) le Canon de Pachelbel. Eh oui, nous apprivoisons nos goûts mutuels avec Coloc ! (ce qui signifie qu’elle se met à écouter des trucs nuls).

 

Haha, je suis sûre que vous vous demandiez si j’allais tenir parole et publier un deuxième article dans la même journée… Ne vous méprenez pas, j’ai toujours pléthore de choses à faire, mais j’ai eu un autre appel concernant un nouveau stage alors je suis happy alors je m’accorde une pause, nah.

 

Google, c’est vraiment merveilleux. Les moteurs de recherche Internet en général, ça a changé ma vie. L’année de mes 12 ans, celle où nous avons eu Internet à relativement haut débit, marque un passage dans ma conception du savoir. C’est donc bien entendu de savoir dont il va être question ici. Comme d’habitude (…) Déjà, Google me permet de savoir comment d’autres individus connectés au réseau global atterrissent ici, sur le blog de Miss Malice, et combien de temps ils y passent. Par « autres », j’entends des gens différents de moi, de vrais gens qui trouvent un quelconque intérêt à mon bavardage. Aujourd’hui, j’ai consulté les recherches Google qui ont conduit des internautes sur ce blog, et j’ai eu quelques surprises.

 

A ma grande déception, personne n’a tapé « Miss Malice blog trop génial veux-tu m’épouser ? ». Non, voici un florilège de ce que mes visiteurs ont entré comme recherche :

 

-Neyriti, Avatar, lunettes 3D Gaumont, Jacob Twilight 2…

Ok, j’espère que mes brillantes critiques cinématographiques auront retenu l’attention des amateurs !

 

-Clôture fermée

Aïe, c’est ce qu’on gagne à consacrer un article à la compta. Pour info, je ne sais pas ce qu’est une clôture fermée, et même si je le savais, je ne vous infligerai pas une explication ici !

 

-Actrice en mère Noël

C’est là que ça se gâte… De quelle genre d’actrice parlons-nous exactement ?

 

-Fesse, Tattoo fesse, Panorama de la fesse

Une vision panoramique d’une belle paire de fesses, voilà qui doit être beau à voir !

 

-On voit ta culotte, Toutes les femmes culotte, Culotte de combat

Culotte de combat ? J’ai parlé de ça moi ? M’étonnerait. Je me demande bien ce que ça peut être, d’ailleurs. Est-elle spécialement emboîtante ? Est-ce une culotte kaki pour aller avec l’uniforme ?

 

-Mamie hot, Dream tits, Tits mature bcbg

Et voilà, tous les boutonneux qui rêvent des cougars et autres MILF apparaissent au grand jour. Pour la mamie hot, je vous conseille Jane Fonda. Pour des seins généreux et Bcbg, pourquoi pas le Parti Allemand CDU, dont le slogan est « Nous avons plus à offrir » ?


jane-fonda.JPG  cdu
 

En plus de donner un aperçu du cerveau dérangé et pervers de mes semblables (et par le fait, je risque d’attirer encore plus de gens étranges), Google me permet de tomber sur ce que je considère comme des perles du Web. Voici par exemple un article du forum Psychologie de Doctissimo, concernant les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC). Ok, ce sujet n’est pas drôle, je vous l’accorde. Au déjeuner, avec mes collègues, nous avions évoqué un TOC assez courant dont on ne se rappelait plus le nom. J’ai fait une recherche Google pour le trouver. Parmi les pages proposées, il y avait celle-ci, au nom prometteur : « Je suis amoureuse d’un œuf ». Je n’ai toujours pas réussi à déterminer s’il s’agissait d’une blague ou d’un réel trouble psychologique. Dans les deux cas, même si ce n’est pas très correct, je trouve ça vraiment hilarant.

 

Au hasard de mes lectures hautement informatives (le site de Libé et du Nouvel Obs), j’ai rencontré au détour d’un article le nom propre « Siècle », qui se trouve être en réalité un énième club très privé, où l’on ne peut rentrer que sur cooptation mais qui permet de se retrouver entre gros bonnets pour discuter de l’avenir du monde entre la poire et le dessert. Pour comprendre ce que c’était, j’ai Googlé le terme, et je suis tombée sur SytiNet. Je ne peux pas vous décrire la vocation ou la part de sérieux de ce site, qui annonce tout de même avoir déjà eu plus de 11 millions de visiteurs. Personnellement, je trouve ça assez inquiétant. Rien que le design de la home page me fout les jetons.

 
SytiNet.JPG
SytiNet
est organisé selon trois zones : Univers, Vortex Gallery et Stratégies Planétaires.

 

La partie Univers consiste en un récapitulatif de toutes les merveilles et tous les mystères de la vie et du cosmos : l’histoire de l’évolution, la théorie des cordes… De mon point de vue, le tout a l’air assez objectif et correct (après, je ne suis pas non plus astrophysicienne de formation, hein). La partie Vortex Gallery propose au visiteur différentes images illustrant des principes mathématiques comme les fractales ou tout simplement la beauté du monde. Passons rapidement à la troisième partie, à savoir les Stratégies planétaires.

 

Le nom est quand même diablement alléchant. Et ça commence fort avec le premier article : La fin programmée de la démocratie. Ouille. Ca a l’air inquiétant tout ça. L’article entend démontrer « pourquoi nous ne sommes déjà plus tout à fait en démocratie », à coups d’arguments pas du tout simplistes ni démagos. Par exemple, selon l’auteur, le pouvoir aurait déjà « changé de mains » car les multinationales ont un chiffre d’affaires supérieur au PIB de nombreux pays et qu’il y a des institutions économiques qui oeuvrent aujourd’hui dans une optique planétaire (Banque Mondiale, FMI). Les Etats n’auraient donc plus les mains libres. Eh oui, ça s’appelle être citoyen du monde, et ça provient de la mondialisation. Je ne dis pas que rien n’est critiquable dans le processus, mais aligner des lieux communs en se lamentant sur une évolution qui était naturelle et compréhensible me paraît peu constructif. Je vous passe le reste de l’article qui est du même acabit. Les autres sujets abordés sont tout aussi racoleurs et simplistes : Les Projets des Maîtres du Monde (qui visiblement ne sont pas très doués pour garder un secret !), ou encore mieux, Armes silencieuses pour guerre tranquille, qui vous propose un document « daté de Mai 1979, qui a été trouvé le 7 Juillet 1986 dans un photocopieur IBM acheté à une vente de surplus militaire ». Ok, donc non seulement ils sont bavards, mais ils oublient leurs documents « top secret » n’importe où. Bravo l’élite des Nations, je vous jure. On y apprend notamment qu’une Troisième Guerre Mondiale « silencieuse » est en cours actuellement, menée à l’aide de silent weapons qui tirent « non pas des balles, mais des situations » économiques et politiques qui agressent la population. La théorie du complot est de retour !

 

 

Voici enfin une capture d’écran du sommaire du site, qui promet de traiter des thèmes aussi variés que la philosophie de la vie, les Indiens (plus précisément : le message prémonitoire des Indiens d’Amérique), ou le Tao du surf (véridique !) Bref, du grand n’importe quoi avec une dose de paranormal et une grosse louche de paranoïa : la liberté d’expression, ça a quand même du bon.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:06

Today I’m listening to Just what I needed, by The Cars

 

Me revoilà! Je suis désolée pour ce silence prolongé, je mériterais d’être fouettée vigoureusement avec du buis (hmm…) pour faire pénitence… En même temps, je pourrais être de ces bloggeurs qui préparent des articles intemporels en rab à l’avance et qui évitent ainsi les blancs d’une semaine sur leur page mais… Mais je ne suis pas comme ça moi, je vous fais vivre en direct ce qui se passe dans ma petite tête, et quand l’ignoble stage m’empêche de m’exprimer, eh bien je vous le fais sentir. Bref. J’espère que je vous ai manqué ! Vous oui en tous cas.

 

Après ce petit paragraphe informatif et sentimental, passons aux choses sérieuses. C’est toujours la période reloue dans mon stage mais le côté positif, c’est que j’ai décidé de m’en taper un peu et de me prendre de petites pauses. En plus, j’ai eu quelques coups de fil pour des entretiens pour un autre stage, donc j’ai la pêche (et la banane !) Ce week-end, je l’avais moyen, la pêche, j’avais plutôt un début sournois de maladie rampante du genre angine. En plus, Coloc a disparu de l’appart de 15 heures à 2 heures du matin le samedi, donc je me suis retrouvée à errer telle une âme en peine. Aucune envie de sortir… Du coup, direction mon lit et mon fidèle PC. J’ai fait une orgie de films, et pas les mieux : j’ai regardé My Girl 1 et My Girl 2. C’est bon, ne soyez pas horrifiés… J’avais bien aimé cette série de films quand j’étais petite. A revoir grande, c’était beaucoup moins bien, voire limite ennuyeux. Comme quoi tous les films ne vieillissent pas bien, et que parfois il vaut mieux garder le souvenir embelli de l’enfance… Mention tout de même à Macaulay Culkin dans un de ses premiers rôles, avant Maman, j’ai raté l’avion ! (Home Alone) qui l’a rendu célèbre. Il est tout de même bien pâle ce garçon…


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Et puis comme je sentais venir la méga aprem de la lose, j’ai enchaîné avec Bliss, ou Whip it en VO, en ce moment au cinéma (oui, je l’ai regardé en streaming, c’est mal !) Ce premier film de Drew Barrymore, où elle tient également un petit rôle, raconte l’histoire de Bliss, une ado grunge qui se sent décalée dans sa petite ville du Texas. Elle est jouée par Ellen Page, la révélation de Juno. C’est vrai qu’elle a un minois intéressant, cette jeune fille. Bref, Bliss décide de rejoindre une équipe de  filles en roller qui n’ont pas froid aux yeux et qui s’affrontent à d’autres dans des championnats ! Ok, moi non plus à première vue, ça ne me semble pas être un sport, le roller derby. Après une petite recherche Google, il s’est avéré en fait que c’est une discipline internationale qui compte pas moins de 78 ligues aux Etats-Unis. Les sportives se déguisent, un peu comme au catch, en adoptant un « nom de scène » souvent inspiré du punk ou des films d’horreur. Pour plus d’infos, je vous invite à aller consulter la page Wikipedia associée. Bref. Donc Bliss est un film assez féministe, qui montre des filles qui ne s’embarrassent pas de clichés, qui boivent, s’habillent comme elles veulent et se battent comme des chiffonniers dans l’arène. Seul souci, leur vie privée, elle, ne donne pas forcément envie : petits boulots, galères sentimentales (mère célibataire)… Le prix à payer pour l’émancipation et la liberté, serait-ce d’être toujours marginale aux yeux de la société ? Bliss, elle, est heureusement plus conventionnelle puisqu’elle tombe amoureuse du chanteur d’un groupe de rock local, comme toute ado normalement constituée. I love you Alex ! (Moi c’était le chanteur de Franz Ferdinand…) Un premier film plutôt réussi donc, intéressant et dynamique, servi par une super BO. Go Drew !

 

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Et puis samedi soir, quand même, je suis allée chez des amis pour pendre une crémaillère. Quand même, il y a des limites à mon larvage !

 

Quoique…


Dimanche, c’était censé être l’heure des choix pour ma dernière année. Mais après avoir fait une méga grasse matinée bien méritée, j’ai plutôt décidé de glander (quelle surprise !) Du coup, j’ai regardé Boys Don’t Cry, de Kimberly Pierce. J’en avais entendu beaucoup de bien, notamment de Coloc, qui avait nuancé d'un « Tu vas voir, c’est un peu dur quand même ». Bon, ce n’est forcément le film idéal à regarder en tête à tête, par exemple. Mais il m’a beaucoup plu. Il date de 1991, alors je suis sûre que vous l’avez déjà vu (eh oui, je suis à la masse !), mais je vais quand même raconter l’histoire vite fait. On suit une jeune ado, Teena Brandon, magnifiquement interprétée par Hillary Swank. Par son physique, ses grands yeux expressifs mais surtout son jeu intelligent et extrêmement naturel, cette actrice que je n’aime pas spécialement m’a laissée pantoise. Car Teena souffre de « troubles de l’identité sexuelle » et se fait passer pour Brandon, un garçon donc. Brandon a fui de chez lui et squatte chez un ami tout en draguant de filles en boîte. Il tombe sur une bande de désoeuvrés white trash accros à l’alcool qui l’adoptent rapidement. Parmi eux, il y a un mec qui a des problèmes pour contrôler sa colère, et la copine de ce mec, jouée par Chloë Sevigny, excellente, dont Brandon va tomber amoureux. Vous imaginez le triangle amoureux… Le film est tiré d’une histoire vraie dont la fin fait froid dans le dos. Certes, le film est dur, mais il ne m’a pas marqué seulement à cause des images frappantes. Tout y est réussi : la performance des acteurs, la réalisation, le traitement du sujet, la BO, dont est tirée la chanson du jour. A voir, même avec 20 ans de retard.


Boys1  Boys2
 

Enfin, ragaillardie après ce film ( !), je me suis dit : « Allons en voir un autre ! » Direction donc Bastille, où je retrouve Putafranges n°1 et son cher et tendre Filou. A l’origine, nous voulions aller voir La Merditude des Choses, ce film belge qui avait l’air fou. Plus de place au MK2. Nous nous rabattons donc sur Une vie toute neuve, un film franco-coréen réalisé par Ounie Lecomte. Il se passe à Séoul en 1975 et raconte l’histoire d’une petite fille placée par son père dans un orphelinat des Sœurs Catholiques pour qu’elle ait « une vie toute neuve », et surtout meilleure que celle qu’il peut lui offrir. Le film est pudique et digne, la jeune actrice formidable. Il décrit l’incompréhension qu’elle ressent d’être abandonnée à six/sept ans par son père, son papa, qu’elle aime forcément. Elle se sent en colère, coupable, puis triste. On souffre avec elle. On se dit qu’elle ne se relèvera pas. Et puis si, c’est une enfant, donc elle n’a pas d’autre choix que celui d’avancer. On suit sa vie à l’orphelinat jusqu’à son départ pour une famille d’accueil française. Le film s’arrête sur une question : cette nouvelle vie, sera-t-elle forcément meilleure ? Le point de vue adopté est très émouvant, on est dans la peau de Jinhee. Et les souvenirs qu’elle garde du quotidien avec son père, comme les balades à deux sur un vélo dans les rues de Séoul, sont déchirants. Un très beau film sans pathos sur un sujet qui s’y prêtait pourtant.

 
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Ensuite, pour se remettre de nos émotions, nous avons dégusté un délicieux risotto maison chez les deux compères. Asperges/poulet/oignons, un délice. Les tartes au citron du dessert n’étaient pas mal non plus… Je suis repartie avec un bouquin sous le bras (Un roman russe, d’Emmanuel Carrère) et une invitation à se revoir bientôt. Il y a une vie en dehors du travail, et elle est clairement beaucoup plus intéressante !

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:12

Aujourd’hui j’écoute Un homme pressé, par Noir Désir.

 

Comme je suis une personne gentille, aimable et soucieuse du bien-être de mes contemporains, j’ai décidé de vous faire partager mon quotidien en ce moment. C’est un peu comme un reportage de Vis ma vie, vous voyez ? Sans le budget de TF1, alors il faudra vous contenter de petits paragraphes de texte et deux touches de rose par ci par là. Ca s’annonce folichon, cet article, pas vrai ? Bon, comme vous n’êtes pas forcément non plus le public-type de deuxième partie de soirée sur TF1 (généralement, des gens à la recherche de trucs stupides et croustillants à regarder, comme moi), eh bien vous avez le privilège de suivre une stagiaire de haut niveau, très qualifiée pour son poste et accessoirement hyper calée en compta. NOT. Bon, je me lance. Faîtes-moi signe si vous vous endormez avant la fin.

 

07h00 : La stagiaire (moi) se réveille. En plein milieu d’un rêve qui se déroulait, comme souvent en période de « rush », au bureau. Là, mon service s’apprêtait à tourner une pub pour l’entreprise avec un type de l’informatique dans le rôle du geek. Bref. C’est l’heure d’un petit-déjeuner reconstituant (au lit).

 

07h45 : Départ de l’appart, Coloc vient de se lever. Bienvenue dans le monde réel !

 

08h20 : Arrivée au Saint des Saints, j’ai nommé le bureau. Personne encore dans l’open-space plongé dans le noir. Allumage de PC et donc glandouillage sur Internet en attendant l’arrivée d’un « vrai » travailleur (quelqu’un en CDI).

 

08h50 : Arrivée du premier collègue. Pas de bises ou de serrage de main ; il s’agit de se mettre au travail sans traîner. Je décide cependant d’attendre l’arrivée d’un deuxième collègue, par acquis de conscience.

 

09h00 : Le stagiaire n°2 arrive. Ca ne compte pas.

 

09h10 : L’équipe est au complet, on peut donc s’y mettre sérieusement. Par où commencer ? Par un sujet aussi captivant que méconnu : les écarts intragroupe sur la dette financière. En vrai, ça consiste à envoyer des mails aux gens dans les filiales du groupe pour comprendre pourquoi ils ont cru bon de placer tel montant précisément à cet endroit. Oui, pourquoi ? Hmm ? On se le demande, enfin ça nous intéresse vaguement, enfin on est obligé de le faire, donc allons-y, envoyons des mails.

 

11h15 : Il y a à présent 40 mails dans mon onglet « Eléments envoyés » et je n’ai toujours pas fait de pause. Heureusement, une relâche s’annonce parmi l’open space : les gens s’étirent, se secouent un peu, se servent un thé. Tout le monde lorgne sur les tablettes de chocolat achetées par la chef « pour nous remonter le moral ». Allez, on en ouvre une. Hmmm, du Crunch. Crunch crunch crunch. Zut, le téléphone sonne ! C’est quelqu’un de Singapour ; il a un problème avec le logiciel comptable. Le temps d’expliquer, enfin de noter la question sur un bout de papier et de promettre d’y répondre, a plus le Crunch. Encore loupé.

 

Midi : J’ai faim. J’ai très faim. Je regarde le menu sur l’intranet : paupiette de poisson, pizza bœuf/œuf ou frittata lardons/pommes de terre. Miam miam. Personne ne bouge…

 

12h30 : Enfin, l’équipe se lève, les langues se délient, on souffle un peu. Manger ! Problème : le téléphone de ma chef sonne. Encore ces satanés Italiens. Freeze. Tout le monde se rassoit, fausse alerte.

13h00 : Ouf, les Italiens ont fini par trouver le problème, tout le monde est réconcilié, on peut aller à la cantine. A table, personne ne veut remplir la carafe d’eau. On papote des enfants, des autres collègues et de cuisine (oui, nous sommes fins gourmets à la conso). La frittata fait du bien à mon estomac famélique.

 

13h30 : D’un seul mouvement, la tablée se lève : on y retourne. Un petit carré de Côte d’Or aux amandes, et ça repart… pas ! J’ai envie de dormir…

 

14h30 : un Allemand me réveille au milieu de mon poussif remplissage de compte-rendu Excel pour me poser une question retorse sur l’impôt, alors que ce n’est même pas de mon ressort, mais de celui de mon voisin ! Pas de chance, ce dernier est occupé : je note donc tout bien sur un Post-It et fais des « freundlichen Grüßen » à mon ami Sven.

 

15h30 : J’ai de nouveau faim, et surtout je m’embête… Enfin, je préfèrerais être ailleurs quoi, parce que par contre j’ai toujours plein de choses à faire. Toujours pas de pause à l’horizon.

 

16h30 : Je craque, je vais faire un tour sur Facebook. Haha, rigolo ce nouveau groupe « Jésus pouvait changer l’eau en vin. Tu m’étonnes que 12 mecs le suivaient partout ! » Tiens, je vais le rejoindre. Oups, ma chef passe dans mon dos : « Tu t’attaques aux provisions, hein ? » Oui oui, je suis à fond. On a quand même droit à une barre de Milka au lait.

 

18h00 : La fin de la journée est normalement proche, sauf que là on est en période de CLÔTURE, avec des DELAIS à tenir, des PROBLEMES à résoudre, on est SHORT SHORT SHORT ! Ok, ça va, j’ai compris, je vais les faire les provisions.

 

19h00 : Il fait tout noir dehors. La femme de ménage passe pour vider les poubelles. Coloc m’envoie un texto pour me demander quand je rentre. Pff, aucune idée. Vite vite, les provisions. Il n’y a plus de coup de fil à cette heure-là, c’est trop tard pour les Américains et trop tôt pour les Australiens. On travaille donc plus efficacement, sauf quand on a des fous rires nerveux, qui se déclenchent à cause de trucs nuls : une grimace d’un collègue au téléphone, une blague vaseuse : « Investis-toi sur les investissements, hahahaha ! », bref, on commence à craquer. Je me donne de petites claques sur les joues pour me maintenir éveillée. Surtout, ne pas lâcher...

 

20h00 : Hallelujah, c’est terminé pour aujourd’hui ! Je fuis, fuis, fuis. Le métro est étonnamment plein ; comment ça, 20 heures ce n’est pas si tard ? Ok ok, je sais. Mais je fais zéro pause moi ! J’ai juste envie de dormir.

 

21h00 : Avec Coloc, on a fini de dîner et on glande en tapant la discute, en regardant une émission débile ou en écoutant de la musique. Parfois, on reçoit même des gens à la maison. Enfin, une vie sociale !

 

21h30 : Je dors. Enfin j’essaie. Mais c’est tellement tôt par rapport à mon heure habituelle que je tourne bêtement dans mon lit, pour finir par plonger dans des rêves étranges et grotesques vers minuit.

 

Voilà, vous savez tout. D’où la baisse de fréquence des posts en ce moment. Heureusement, ce n’est que temporaire, et puis surtout je ne vous oublie pas ;) J’en veux pour preuve  Fashion Designer World Tour, le jeu trop girly qui vous met dans la peau d’un styliste cosmopolite : c’est hyper fille et très stupide, mais également très récréatif…

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:33

Today I’m listening to Bad Romance, by Lady Gaga (GAgaGAgaGAGA)

 

Ah, heureusement qu’il y a la vie de bureau pour m’inspirer, sinon je me demande bien ce que je pourrais vous raconter (oui, je mets « vous » dans l’espoir que vous soyez plusieurs à lire… Hmm…) Une de mes collègues attend un heureux évènement pour début avril, et une autre a une « petite puce » de six mois (à prendre au sens figuré : non, elle n’élève pas d’insectes miniatures dans le but de monter un numéro de cirque). Autant dire que l’open space bruisse de conversations à propos de gigoteuses, de prénoms, de nounou et de remontées acides (moins glamour). C’est intéressant deux minutes, mais c’est souvent barbant et un peu ridicule. Par exemple, la description d’articles « trop mignons » qu’elle a achetés pour son « petit bout » (interdit de faire semblant de vomir). L’Enceinte a notamment fait l’acquisition d’un baby gros, combinaison intégrale pour bébé, qui a une cagoule avec des oreilles d’ours. Elle peut ainsi transformer son rejeton en peluche géante à loisir. Elle a aussi déniché un bonnet jaune avec un petit poussin en plastique sur le dessus. Charmant et passe-partout. Bref, ce pauvre vieux n’est même pas encore né qu’il a déjà une garde-robe digne de Paris Hilton : du n’importe quoi niais. Ca se trouve, ce bébé a une âme de rebelle, de rockeur ; peut-être que, bien au chaud dans le liquide amniotique, il rêve de stage diving et de rails de coke. Ou pas. Mais comme il ne faut négliger aucune possibilité, My Baby Rocks est là. Vous y trouverez des vêtements « punk rock, goth, black & funny », du genre le bavoir à tête de mort ou la robe à bretelles à l’effigie de Blondie.

 

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Va te faire foutre, maman.

 

Baby Goth, lui, est un site dédié aux « petits goths de 3 mois à 12 ans », une « alternative à un monde ennuyeux en bleu et rose ». Les créateurs ont essayé de penser à ce que les enfants aimeraient vraiment porter ; certaines pièces peuvent sembler « un peu extrême, mais le fait que ce sont des enfants n’a jamais été perdu de vue ». En alternative au babygros ours et au bonnet poussin, voici la combi à code-barre, au cas où la mère changerait d’avis et voudrait le rendre, et le bonnet à crâne ricanant, pour que le petit évite d’avoir des amis, et donc plein de maladies !, à la crèche.


babygros shapeau
 

Enfin se pose l’épineuse question du prénom. La concernée s’est pour le moment fixée sur Arthur. Grâce à la section Gothic Baby Names du site Babynology, je propose Agiwulf, Sunericus ou bien encore Eddy, qui à ma grande surprise est rangé dans la catégorie gothique ! C’est bête, mais quand on tape « bébé gothique » dans Google, on tombe sur un article de Côté Mômes intitulé : « Votre ado est-il un nolife ? » Eh oui, il faut penser à l’avenir, quand ce ravissant chérubin qui vomit sur son bavoir satanique aura de longs cheveux gras et trente piercings un peu partout, et restera à la maison toute la journée dans le noir à regarder du death métal sur Youtube. Finalement, Arthur, c’est pas mal aussi. Allez, pour le plaisir : la vidéo originale du phénomène Clément le Nolife.

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