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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 12:30

Today I’m listening to Dancing with myself, by Generation X

 

F*** Karma… Juste quand j’annonce la fin de ma saga MTV, que fait MTV? Elle supprime l’accès à ses vidéos à tout utilisateur ne résidant pas sur le territoire américain. Adieu veaux, vaches, cochons et real tv. Ma peine est immense, mais je crois que je m’en remettrai. A la place, je fais une cure de séries : Modern Family, Cougar Town, et Glee. On se console comme on peut. C’est comme ça que marche le Karma : j’ai dû faire du mal à quelqu’un et ça me revient en pleine poire. Pardon à la vieille dame que j’ai poussée dans l’escalier.

 

Je plaisante !

 

Passons. Vu qu’il fait moche ce week-end, j’en profite pour faire une cure de ciné (et accessoirement pour écrire un petit article, dérogeant à ma règle « le week-end, c’est sacré »). Pour le moment, j’ai vu Lovely Bones et Une éducation.

 

·        Lovely Bones

 
lovelybones1Il n’est pas mauvais, mais il n’est pas terrible. Le réalisateur, c'est quand même Peter Jackson, alias Monsieur Seigneur-des-Anneaux. On suit Susie, une jeune lycéenne violée et assassinée par un voisin, qui ne peut pas trouver la paix dans l’au-delà et qui reste donc pour hanter son père et sa sœur. Elle leur signale sa présence notamment grâce à une flamme de bougie vacillante. Le meurtrier sera identifié mais arrivera à échapper à la justice, même s’il meurt à la fin (je vous gâche tout !) On apprend aussi que si Susie n’arrive pas à se laisser flotter jusqu’au paradis, c’est qu’elle n’a pas pu échanger son premier baiser avec le bel Indien qui était amoureux d’elle. Le monde onirique sensé représenter les « limbes » où flottent ceux qui sont « entre-deux », aux portes du paradis, est parfois un peu kitsch, d’après moi. Si l’histoire policière et familiale a de l’intérêt, le surnaturel du monde de Susie n’apporte pas grand-chose. Ce film est une adaptation d’un best-seller, La Nostalgie de l’ange, par Alice Sebold. Je ne l’ai pas lu, et je ne pense pas que je le ferai. Les acteurs sont très bons, surtout Mark Wahlberg, le papa, Stanley Tucci, le voisin (aussi vu dans le Diable s’habille en Prada !), et Susan Sarandon, la grand-mère fantaisiste. Ce qui fait le plus froid dans le dos, ce sont les préparatifs du voisin, qui va jusqu’à construire des pièces secrètes pour attirer et tuer ses victimes (Susie n’est pas la première). Je vous propose donc un test pour savoir si vous pensez comme un psychopathe (ok, c’est une chaîne que j’ai reçue, mais bon, peut-être que ça marche vraiment !)

 

C'est l'histoire d'une jeune fille.

Aux funérailles de sa mère, elle rencontre un jeune homme qu'elle ne connaissait pas. Elle le trouve fantastique, l'homme de ses rêves quoi.

C'est le coup de foudre, elle en tombe éperdument amoureuse ...

Toutefois, elle ne lui a jamais demandé son nom ni son numéro de téléphone et de plus elle ne put trouver quelqu'un le connaissant.

Quelques jours plus tard, la jeune fille tue sa propre sœur…

Question : Pour quel motif a-t-elle tué sa sœur ?

Réfléchissez d'abord à votre propre solution à cette énigme, sinon ce n'est pas amusant.

Puis, regardez la solution qui se trouve plus bas...

 

 

 

 

 

 

 

 

La solution...

Elle espérait que le gars se pointerait de nouveau aux funérailles.

Si vous avez répondu correctement à la question, vous pensez comme un psychopathe.
Ce test était utilisé par un célèbre psychologue américain pour savoir si une personne avait une mentalité d'assassin.

Bon nombre de tueurs en série ont subi ce test et ont répondu correctement à la question.

Si vous n'avez pas trouvé la bonne réponse - tant mieux pour vous.

Si vos amis la trouvent, je vous recommande de garder vos distances...


lovelybones2
 

Ce test marche forcément, puisqu’un « célèbre » psychologue américain l’utilisait et que « bon nombre » de tueurs ont répondu correctement. Prière donc de me faire savoir si l’un d’entre vous a trouvé la « bonne » réponse !

 

·        Une éducation

 

education1Ce film anglais a reçu plusieurs nominations aux BAFTA, les « oscars » britanniques, ainsi que le prix du public au festival Sundance, et j’avais lu plusieurs critiques élogieuses sur lui. La salle hier soir à l’UGC Opéra était d’ailleurs pleine ! C’est un très bon film, c’est sûr. Les acteurs sont excellents, j’ai retrouvé avec plaisir Peter Sarsgaard, qui jouait le colérique de Boys don’t cry, et la jeune héroïne, Carey Mulligan, n’est pas mal du tout. L’intrigue se déroule en 1961 en Angleterre ; Jenny a 16 ans et souhaite intégrer Oxford, en partie à cause de la pression de ses parents. Sa vie au lycée de filles de l’époque et dans une famille de petit-bourgeois un peu ennuyeux l’oppresse ; elle ne rêve que de Paris, de porter du noir et de rencontrer Camus. Un jour, en rentrant de sa répétition de violoncelle, un homme d’une quarantaine d’années propose de la ramener chez elle (Peter Sarsgaard). Il est beau, charmant, cultivé, riche, vit entouré de gens séduisants, drôles et mondains. Il lui fait découvrir le monde de la nuit, le luxe, Paris, les courses de lévriers et les concerts classiques. Elle l’aime beaucoup, mais pas au point de lui répondre « oui » quand il lui demande de l’épouser. Elle est surtout amoureuse de la liberté qu’il lui offre. Pourtant, face à l’ennui d’une vie de professeur d’anglais au lycée, ce à quoi menait Oxford à l’époque pour les femmes, elle finit par accepter sa demande. Son père considère d’ailleurs qu’Oxford ne sert qu’à se trouver un mari suffisamment riche et de bonne famille. Un petit détail : l’homme est déjà marié, et trompe régulièrement sa femme avec des lycéennes qu’il éblouit et embobine. Jenny a donc quitté l’école pour rien. Je vous rassure, le film finit bien (de façon un peu sèche d’ailleurs, c’est son seul défaut). Autrement, les rapports entre les personnages sont assez subtils, Jenny est cynique et attachante, la problématique de l’avenir des femmes éduquées dans les années 1960 intéressantes, et la bande-son géniale ! Dans une scène, Jenny lance à la directrice du lycée : « Ce n’est pas tout de nous éduquer. Maintenant, il faut nous dire pourquoi vous le faîtes, il faut donner du sens aux études ». J’imagine que personne n’a encore trouvé la réponse.


education2
 

Sinon, mes deux premiers jours de nouveau stage en marketing ? Tout se passe très bien. C’est très étrange pour moi, de venir en jean au bureau, de tutoyer des inconnus, d’élaborer des spots télé et d’être entourée de cinéphiles impressionnants. Mais je vais m’y faire rapidement je pense. Ces six mois s’annoncent palpitants ! Par contre, finie la (relative) glande du stage précédent… Le rythme des articles risque de ralentir, mais je vais tenir bon !

 

Bon dimanche les amis ;)

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 18:11

Today I’m listening to Common people, by Pulp

 

Aujourd’hui, il nous est arrivé un truc de fou. A moi et à mes collègues. Figurez-vous que j’ai reçu un coup de téléphone ce midi, d’une gentille dame. Elle va nous livrer des chocolats vendredi au bureau ! On s’était inscrit sur le site de la marque , qui fait des desserts glacés, des bouchées au chocolat et autres délices chocolatés. Au nom d’une entreprise, vous pouvez vous inscrire à un tirage au sort qui, si vous êtes sélectionné, conduit à un « office drop ». En gros, on vous livre plein de boîtes de produits au bureau, pour que vous deveniez « la personne la plus populaire de votre service ». Miam miam. Et on a été sélectionné ! Me voici donc ambassadrice Gü. Bon, j’ai un peu menti, hein, j’ai mis qu’on était 600 au siège alors qu’on est 400. Mais du coup ils nous livrent une palette entière, soit 187 boîtes de douceurs ! Joie ! Extase ! Vivement vendredi… Je précise, cet article n’est pas sponsorisé ; c’est juste rassurant de se dire que vous avez un plan de secours si un jour vous faîtes une bourde incroyable au boulot. Le jour où les Gü arriveront, tout vous sera pardonné !

 

A part ça, je voulais vous parler comme prévu du film du dimanche soir, c’est-à-dire de Mother, du coréen Joon-ho Bong. A noter que ce réalisateur est aussi à l’origine du génial The Host (2006), un film d’horreur/de mœurs complètement décalé mais jouissif. C’est un film très étrange, ça c’est sûr. Mais c’est un très bon film. Décidément, ils sont en forme en Corée en ce moment, cf le très réussi Une vie meilleure. Mother, c’est l’histoire d’une mère, bien sûr. Son fils Do-Joon, qu’elle adore, est comme on dit familièrement « simplet ». Du coup, il a souvent des ennuis, sans vraiment le faire exprès. Et quand on le traite d’ « idiot », il devient enragé. Donc c’est l’histoire de cette mère dévouée, de ce fils très doué pour trouver les problèmes, et d’An-jun, une jeune fille qui est retrouvée morte un soir dans le quartier. Tout le monde accuse Do-Joon, mais celui-ci ne se rappelle que de l’avoir suivie un moment et non d’avoir commis le meurtre. Alors qu’il est en prison, sa mère, n’écoutant que son instinct, se lance à la recherche du véritable meurtrier, aidée par un ancien ami de son fils, un petit malfrat local. C’est donc un film policier, mais aussi un film de mœurs. Il est parfois drôle, souvent étrange et palpitant. Un thriller et une peinture de la Corée aujourd’hui, avec ses jeunes un peu paumés, ses vieux qui perdent la boule, ses policiers zélés ou corrompus, et aussi cette campagne, omniprésente, qui prouve que le pays ne se résume pas à quelques grandes mégalopoles. La relation mère/fils est très troublante. Les Coréens et le cinéma, c’est l’amour fou en ce moment.

 
Mother1.jpg  Mother2.jpg


Et hier soir, avec Coloc, dont c’était le premier jour de son nouveau stage, nous avons regardé un DVD bien au chaud dans notre salon, sur notre canapé des plus confortables (tous ceux qui l’ont testé en dormant chez nous pourront confirmer). J’ai choisi un film à la médiathèque de mon entreprise, en essayant de trouver un compromis entre les goûts romantiques et lyriques de Coloc et les miens, plus cyniques et noirs (oui, je suis hyper dark comme fille). Mon choix s’est porté sur The Other Boleyn Girl, alias Deux filles pour un roi (2008). Le casting était alléchant : Eric Bana en Henri Tudor (hmmm), et le duo Nathalie Portman/Scarlett Johansson pour les sœurs Boleyn. La trame du film est historique : elle relate l’histoire des deux sœurs Boleyn, appelées à la cour d’Angleterre par le souverain Henri Tudor (15eme siècle), l’une, Mary, pour être sa maîtresse et la mère de son bâtard, l’autre, Ann, pour être reine, et accessoirement à l’origine de la rupture de l’Angleterre avec le pape. Les rebondissements s’enchaînent, on ne s’ennuie pas ! Les deux sœurs sont splendides, tout comme les costumes. Ce drame historique se laisse regarder avec plaisir, même s’il n’est pas révolutionnaire. Pas vraiment de happy end, bien sûr ; l’Histoire, ce n’est jamais bien rose. Et il faut avouer que le destin de ces deux sœurs a plutôt été hors du commun. Bref, une bonne soirée avec Coloc, grâce à des discussions très philosophiques sur le film (elle comprend Ann Boleyn alors que je trouve que c’est une chieuse, par exemple). C’est ça que j’aime chez Coloc !


Boleyn1.jpg  Boleyn2.jpg


Ce soir, petit verre entre amis de prépa aux Grands Boulevards. Près de chez moi, quoi. C’est qui la meilleure ? ;)


Bonne soirée les amis !

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:29

Aujourd’hui j’écoute aussi Enjoy the silence, de Depeche Mode

 

Aaaah, tout va mieux. J’ai un stage. Je viens de payer mes factures. Je suis au bureau mais pas débordée. La journée s’annonce plutôt sympa… J’espère que pour vous aussi !

 

Hier soir, pour me remonter le moral après une journée un peu galère, j’ai filé au cinéma voir In the Air. J’avais envie de le voir depuis un moment, suite à ses nominations aux Oscars et aux Golden Globes. En plus il y a George Clooney-Whatelse dedans, je ne suis pas fan mais bon, il n’est pas vilain ce monsieur. Concernant le scénariste, Jason Reitman, c’est à double tranchant : de lui j’ai vu l’excellent Thank you for Smoking, l’attachant Juno et le déconcertant Jennifer’s body. Bref, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. A In the Air, j’attribue donc le qualificatif de savoureux. C’est l’histoire de Ryan Bingham alias George, dont le boulot consiste à virer des gens à la place des entreprises pour qu’elles ne se salissent pas les mains. Un licencieur en série, quoi, qui officie aux quatre coins des Etats-Unis et qui donc passe sa vie « up in the air », au point de se sentir comme à la maison à l’aéroport. Forcément, Ryan-George n’a pas de femme ni de bout de chou, il est tout seul mais ça lui plaît (et puis il a de petites aventures par-ci par-là). Jusqu’au jour où on lui colle dans les pattes une jeune diplômée à qui il doit montrer la réalité du métier. Jouée par Anna Kendrick, l’amie insipide de Bella dans Twilight, cette battante qui a déjà un « plan de famille » en tête (l’élu devra être brun, avoir un prénom monosyllabique et un diplôme administratif…) et qui ne conçoit pas de vivre seule va changer sa façon de voir les choses, et changer sa propre vie aussi…

 

In-the-air1.jpg Intheair2.jpg

Ce qui m’a plu dans In the Air, ce sont les dialogues, vifs, jamais (trop) niais, et très drôles (à une blague de George, la salle a même applaudi spontanément, c’est pour dire !) Les acteurs sont excellents : bravo George (pas irritant pour un sou malgré ses yeux de chien battu), bravo Anna (très bon jeu d’acteur, à suivre !), et bravo Vera Farmiga, qui joue celle dont George tombe amoureux. Mais autant vous prévenir : le happy end n’est pas aussi téléphoné que celui auquel vous vous attendez, d’ailleurs est-ce vraiment un happy end ? Les dix dernières minutes sont celles qui font, d’après moi, décoller le film du tarmac des comédies romantiques au grand ciel bleu des vrais films de qualité. La critique du monde du travail et des voyages d’affaires est toute aussi acérée que le reste du film. Alors pas d’hésitation, vous pouvez voler en toute sécurité avec George et Jason Reitman à vos côtés !

 

Intheair3.jpg

Sinon, je viens de m’apercevoir que je ne vous ai pas raconté mon week-end (on est Mercredi, tout va bien). En plus, il n’est pas spécialement palpitant : je suis simplement allée à Lille du samedi au dimanche pour participer au Dîner des Anciens d’une de mes associations étudiantes. C’était vraiment une très bonne soirée. J’ai pu revoir des gens que j’ai côtoyé pendant mes deux ans d’école et que j’avais perdu de vue depuis. Marrant de savoir qui fait quoi, qui devient quoi. Et hors du milieu assez fermé de l’école, avec ses codes, ses groupes, ses habitudes, c’est plus facile de se parler. Couchée à cinq heures du matin, réveillée à treize, un Quick avec d’autres de ma promo et hop ! Retour à Paris. Couchée à 20h30 (oui, je crois que je vieillis là… Mais trop de champagne tue le champagne !)

 

Sur ce, je m’en vais vaquer à mes occupations professionnelles habituelles : regarder par la fenêtre, consulter Facebook et penser à plein de choses (du genre à ce que l’on mange ce midi). Bonne journée à vous ;)

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 09:22

Today I’m listening to Audacity of Huge, by Simian Mobile Disco

 

Ce blog devient de plus en plus un 3615 Ma vie, c’est fou. C’était censé être purement informatif et très culturé, et voilà que je m’épanche, je m’épanche… Pardonnez-moi. Je vais faire de mon mieux pour vous apporter de l’information, de la vraie. Ou du moins du n’importe quoi, du vrai. Parlant de Minitel : quelqu’un pourrait-il me renseigner sur ce qu’était le Minitel Rose ? J’ai du mal à comprendre le concept en fait… *innocente et naïve*

 

Bon, trêve de bavardages. J’aimerais vous parler de plusieurs sujets palpitants, donc je vais essayer de garder le cap (ou de faire plusieurs posts). Déjà, j’ai vu deux films la semaine passée, en DVD (pas eu le temps d’aller au ciné, mais c’est au programme ce soir !) Le premier, c’est My Own Private Idaho, sorti en 1991, un des premiers films de Gus Van Sant, le réalisateur d’Elephant et de Paranoïd Park. Les deux têtes d’affiche sont impressionnantes : Keanu Reeves jeune et plutôt pas mal, ainsi que feu River Phoenix, le frère de Joachim, qui mourut deux ans après d’une overdose d’héroïne. L’histoire est plutôt glauque, vu qu’elle raconte la rencontre de ces deux prostitués homosexuels (enfin, River est homosexuel, Keanu fait semblant) qui entreprennent une sorte de voyage initiatique pour retrouver la mère de River. Les dialogues sonnent de façon très étrange, souvent datée ou récitée. Après vérification, c’est visiblement parce que Gus Van Sant s’est beaucoup inspiré de Shakespeare, tant pour les dialogues que pour le personnage interprété par Keanu. Celui-ci est en effet le fils du maire de la ville mais se prostitue et vit dans la misère par choix. Ajoutons à cela que le personnage de River est narcoleptique et que donc il s’endort n’importe où, et nous avons du bon Gus Van Sant déjanté. Dans le genre, c’est pas mal mais l’intrigue peine un peu à trouver son rythme et à passionner. Mais comme tous les films de Gus Van Sant, d’hypnotiques images s’impriment dans votre tête…

 

Idaho.jpg Idaho2.jpg

Le deuxième film que j’ai vu cette semaine, ou plutôt revu, c’est A.I, Artificial Intelligence, de Steven Spielberg. J’avais un souvenir mitigé de ce film, donc j’ai décidé de me faire une seconde opinion. Eh bien impossible de déterminer un avis tranché, à nouveau. AI a les défauts classiques d’un Spielberg : dégoulinant de bons sentiments, de musique grandiloquente et de poésie un peu fourre-tout. Mais il a aussi les qualités d’un Spielberg : une émotion, certes en dents de scie, mais présente ; un certain talent pour filmer des mondes à la fois oubliés et futurs (dans le cas présent)… Jude Law joue un étrange robot Gigolo et Haley Joel Osment un petit garçon robot plus vrai que nature qui a été programmé pour aimer sa mère. Le film commence dans un futur proche et s’achève dans un futur plus que lointain. C’est assez étrange du début à la fin, mais c’est intéressant à voir. Par contre, ce n’est pas le genre de film de science-fiction qui laisse une place à la réflexion civilisationnelle ou éthique. Tout juste voit-on une étudiante, dans la première scène du film, demander si, une fois que le premier robot capable d’aimer sera crée, nous serons capables de l’aimer, nous, les humains.

 

AI.jpg  AI2.jpg

Cela m’a rappelé un article que j’avais lu il y a quelques temps sur Internet, à propos du concept d’« inquiétante étrangeté ». Ce concept élaboré par Ernst Jentsch en 1906 (d’après Wikipédia) désigne le doute suscité soit par un objet apparemment animé dont on se demande s'il s'agit réellement d'un être vivant, soit par un objet sans vie dont on se demande s'il ne pourrait pas s'animer.


En bref, nous sommes troublés par l’imitation de l’humain, lorsqu’elle est trop parfaite. De cette idée est née l’expression « Uncanny Valley », ou Vallée de l’Inquiétante Etrangeté. Cette fois-ci, c’est un roboticien japonais dénommé Masahiro Mori qui est à l’origine de cette hypothèse. Celle-ci stipule que plus un robot ressemble à un être vivant dans son apparence, sa façon de se mouvoir, de s’exprimer…, plus un être humain va être empathique envers lui et va avoir des réactions positives. Jusqu’à un certain point, qui marque l’entrée dans cette Vallée : là, l’empathie se mue en répulsion et ce qui nous ressemble n’est plus que dérangeant et inhumain. Cet article du site Robotbuzz présente une explication illustrée sans doute plus claire. Je trouve ce concept vraiment intéressant pour l’avenir : nous avons une forme de tendresse attendrie pour ce qui nous ressemble, jusqu’à ce que nous nous sentions menacé dans notre unicité et notre sens de notre propre importance. A garder en tête, les créateurs de robots : Terminator et Wall-E oui, un petit garçon de remplacement non. Une poupée gonflable oui, une love robot non !

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:06

Today I’m listening to Just what I needed, by The Cars

 

Me revoilà! Je suis désolée pour ce silence prolongé, je mériterais d’être fouettée vigoureusement avec du buis (hmm…) pour faire pénitence… En même temps, je pourrais être de ces bloggeurs qui préparent des articles intemporels en rab à l’avance et qui évitent ainsi les blancs d’une semaine sur leur page mais… Mais je ne suis pas comme ça moi, je vous fais vivre en direct ce qui se passe dans ma petite tête, et quand l’ignoble stage m’empêche de m’exprimer, eh bien je vous le fais sentir. Bref. J’espère que je vous ai manqué ! Vous oui en tous cas.

 

Après ce petit paragraphe informatif et sentimental, passons aux choses sérieuses. C’est toujours la période reloue dans mon stage mais le côté positif, c’est que j’ai décidé de m’en taper un peu et de me prendre de petites pauses. En plus, j’ai eu quelques coups de fil pour des entretiens pour un autre stage, donc j’ai la pêche (et la banane !) Ce week-end, je l’avais moyen, la pêche, j’avais plutôt un début sournois de maladie rampante du genre angine. En plus, Coloc a disparu de l’appart de 15 heures à 2 heures du matin le samedi, donc je me suis retrouvée à errer telle une âme en peine. Aucune envie de sortir… Du coup, direction mon lit et mon fidèle PC. J’ai fait une orgie de films, et pas les mieux : j’ai regardé My Girl 1 et My Girl 2. C’est bon, ne soyez pas horrifiés… J’avais bien aimé cette série de films quand j’étais petite. A revoir grande, c’était beaucoup moins bien, voire limite ennuyeux. Comme quoi tous les films ne vieillissent pas bien, et que parfois il vaut mieux garder le souvenir embelli de l’enfance… Mention tout de même à Macaulay Culkin dans un de ses premiers rôles, avant Maman, j’ai raté l’avion ! (Home Alone) qui l’a rendu célèbre. Il est tout de même bien pâle ce garçon…


my_girl_ver1.jpg
 

Et puis comme je sentais venir la méga aprem de la lose, j’ai enchaîné avec Bliss, ou Whip it en VO, en ce moment au cinéma (oui, je l’ai regardé en streaming, c’est mal !) Ce premier film de Drew Barrymore, où elle tient également un petit rôle, raconte l’histoire de Bliss, une ado grunge qui se sent décalée dans sa petite ville du Texas. Elle est jouée par Ellen Page, la révélation de Juno. C’est vrai qu’elle a un minois intéressant, cette jeune fille. Bref, Bliss décide de rejoindre une équipe de  filles en roller qui n’ont pas froid aux yeux et qui s’affrontent à d’autres dans des championnats ! Ok, moi non plus à première vue, ça ne me semble pas être un sport, le roller derby. Après une petite recherche Google, il s’est avéré en fait que c’est une discipline internationale qui compte pas moins de 78 ligues aux Etats-Unis. Les sportives se déguisent, un peu comme au catch, en adoptant un « nom de scène » souvent inspiré du punk ou des films d’horreur. Pour plus d’infos, je vous invite à aller consulter la page Wikipedia associée. Bref. Donc Bliss est un film assez féministe, qui montre des filles qui ne s’embarrassent pas de clichés, qui boivent, s’habillent comme elles veulent et se battent comme des chiffonniers dans l’arène. Seul souci, leur vie privée, elle, ne donne pas forcément envie : petits boulots, galères sentimentales (mère célibataire)… Le prix à payer pour l’émancipation et la liberté, serait-ce d’être toujours marginale aux yeux de la société ? Bliss, elle, est heureusement plus conventionnelle puisqu’elle tombe amoureuse du chanteur d’un groupe de rock local, comme toute ado normalement constituée. I love you Alex ! (Moi c’était le chanteur de Franz Ferdinand…) Un premier film plutôt réussi donc, intéressant et dynamique, servi par une super BO. Go Drew !

 

Bliss1  Bliss2

Et puis samedi soir, quand même, je suis allée chez des amis pour pendre une crémaillère. Quand même, il y a des limites à mon larvage !

 

Quoique…


Dimanche, c’était censé être l’heure des choix pour ma dernière année. Mais après avoir fait une méga grasse matinée bien méritée, j’ai plutôt décidé de glander (quelle surprise !) Du coup, j’ai regardé Boys Don’t Cry, de Kimberly Pierce. J’en avais entendu beaucoup de bien, notamment de Coloc, qui avait nuancé d'un « Tu vas voir, c’est un peu dur quand même ». Bon, ce n’est forcément le film idéal à regarder en tête à tête, par exemple. Mais il m’a beaucoup plu. Il date de 1991, alors je suis sûre que vous l’avez déjà vu (eh oui, je suis à la masse !), mais je vais quand même raconter l’histoire vite fait. On suit une jeune ado, Teena Brandon, magnifiquement interprétée par Hillary Swank. Par son physique, ses grands yeux expressifs mais surtout son jeu intelligent et extrêmement naturel, cette actrice que je n’aime pas spécialement m’a laissée pantoise. Car Teena souffre de « troubles de l’identité sexuelle » et se fait passer pour Brandon, un garçon donc. Brandon a fui de chez lui et squatte chez un ami tout en draguant de filles en boîte. Il tombe sur une bande de désoeuvrés white trash accros à l’alcool qui l’adoptent rapidement. Parmi eux, il y a un mec qui a des problèmes pour contrôler sa colère, et la copine de ce mec, jouée par Chloë Sevigny, excellente, dont Brandon va tomber amoureux. Vous imaginez le triangle amoureux… Le film est tiré d’une histoire vraie dont la fin fait froid dans le dos. Certes, le film est dur, mais il ne m’a pas marqué seulement à cause des images frappantes. Tout y est réussi : la performance des acteurs, la réalisation, le traitement du sujet, la BO, dont est tirée la chanson du jour. A voir, même avec 20 ans de retard.


Boys1  Boys2
 

Enfin, ragaillardie après ce film ( !), je me suis dit : « Allons en voir un autre ! » Direction donc Bastille, où je retrouve Putafranges n°1 et son cher et tendre Filou. A l’origine, nous voulions aller voir La Merditude des Choses, ce film belge qui avait l’air fou. Plus de place au MK2. Nous nous rabattons donc sur Une vie toute neuve, un film franco-coréen réalisé par Ounie Lecomte. Il se passe à Séoul en 1975 et raconte l’histoire d’une petite fille placée par son père dans un orphelinat des Sœurs Catholiques pour qu’elle ait « une vie toute neuve », et surtout meilleure que celle qu’il peut lui offrir. Le film est pudique et digne, la jeune actrice formidable. Il décrit l’incompréhension qu’elle ressent d’être abandonnée à six/sept ans par son père, son papa, qu’elle aime forcément. Elle se sent en colère, coupable, puis triste. On souffre avec elle. On se dit qu’elle ne se relèvera pas. Et puis si, c’est une enfant, donc elle n’a pas d’autre choix que celui d’avancer. On suit sa vie à l’orphelinat jusqu’à son départ pour une famille d’accueil française. Le film s’arrête sur une question : cette nouvelle vie, sera-t-elle forcément meilleure ? Le point de vue adopté est très émouvant, on est dans la peau de Jinhee. Et les souvenirs qu’elle garde du quotidien avec son père, comme les balades à deux sur un vélo dans les rues de Séoul, sont déchirants. Un très beau film sans pathos sur un sujet qui s’y prêtait pourtant.

 
Vie2  Vie1


Ensuite, pour se remettre de nos émotions, nous avons dégusté un délicieux risotto maison chez les deux compères. Asperges/poulet/oignons, un délice. Les tartes au citron du dessert n’étaient pas mal non plus… Je suis repartie avec un bouquin sous le bras (Un roman russe, d’Emmanuel Carrère) et une invitation à se revoir bientôt. Il y a une vie en dehors du travail, et elle est clairement beaucoup plus intéressante !

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Published by Miss Malice - dans Cinéma
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 13:57

Ah, Avatar... Salle complète, présence sur les lieux (Gaumont Opéra) une heure avant le début de la séance, queue pendant 45 minutes...

Mais ça les valait amplement. Ca valait les places achetées la veille, les 10 euros en tarif étudiant au lieu des 6 et quelques habituels pour cause de 3D, la queue debout mais pas dans le froid (heureusement !), la course pour avoir de bonnes places, la salle de 750 sièges pleine à craquer et la marque des lunettes 3D sur l’arête du nez. Parce que c’était vraiment une tuerie !

 
Montagnes.jpg


Bon, ok, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard : c’est peu ou prou l’histoire de Pocahontas revisitée, à savoir celle d’un militaire venu sur une Terre nouvelle pour en chasser les indigènes (par appât du gain) et qui tombe amoureux de la fille du chef et qui va changer de camp… Le mode de vie des Na’vis, le peuple autochtone, est un peu « naïf » et folklorique, dans le sens où James Cameron ne lésine pas sur les colliers de dents et de plumes, sur les laïus consacrés à Mère Nature (« Eywa » dans le film) et sur la description d’un sentiment amoureux très pur et très fort (pas de scènes sulfureuses à vous mettre sous la dent, donc). Le mode de fonctionnement de cette planète nouvelle, Pandora, sur laquelle les humains ont débarqué pour extraire un minerai précieux, est seulement évoqué : Grace alias Sigourney Weaver, qu’on retrouve avec plaisir à l’écran, mentionne un « réseau végétal et animal semblable à celui des synapses et des neurones du cerveau humain, auquel les Na’vis peuvent se connecter ». Pas d’explications ou d’hypothèses scientifiques, et c’est dommage, car imaginer des planètes proches de la nôtre mais en même temps foncièrement différentes, c’est vraiment d’actualité avec les progrès de l’exobiologie.

Sam.jpg Neyriti.jpg

Les personnages sont parfois un peu caricaturaux, et le film a un ton très grave, très sérieux du début à la fin. Il n’est pas chiant ou didactique ; c’est juste que les sujets abordés le sont de telle manière qu’on n’éclate jamais de rire, qu’il n’y pas de « blague ». James, ce n’est pas vraiment un rigolo. On ne peut pas dire que dans Titanic, même dans la première partie du film où le bateau ne coule pas encore, on se torde en deux de rire.

 

Voilà pour les points négatifs, pour les petits reproches. Après, c’est « que du bonheur », comme dirait nos amis du petit écran. Dans la veine des grandes épopées cinématographiques (Le Seigneur des Anneaux, Star Wars), Avatar vous emmène où il veut, loin, très loin. Pendant deux heures quarante, vous êtes sur Pandora, dans un monde féérique et enchanteur, sans vos points de repère habituels. La planète est imaginée dans ses moindres détails, à la fois semblable et différente de la nôtre : la nature est envisagée comme interconnectée aux Na’vis, interactive (cf les végétaux lumineux) et mystique. Les paysages, les scènes en forêt et bien sûr les animaux fabuleux sont à couper le souffle. Les images et les mouvements sont très fluides, c’est vraiment une prouesse technique : le virtuel à son summum. Grâce à la 3D, vous rentrez encore plus dans l’univers de Pandora, même si cette technologie reste très discrète (pas de bête qui vous saute au visage, par exemple ; rien à voir avec la Géode !) Le souffle épique de cette fresque suffit à vous transporter et à vous faire vibrer. Vous en oubliez tous les défauts et les reproches : vous rentrez dans le film, vous le vivez à fond, et vous verrez après pour le reste. A noter, belles prestations de Sam Worthington (montagne de muscles dans Terminator 4), Sigourney Weaver (toujours excellente) et Michelle Rodriguez (depuis Lost, elle a toujours des rôles de dur à cuire).

Weaver.jpg  Couples.jpg

Une très belle réussite donc, et également un film qui soulève des questions intéressantes pour le futur proche de l’industrie du cinéma et de l’industrie des jeux vidéo :

 
-La 3D va-t-elle sauver l’industrie du cinéma ? Réaliser des films en 3D va-t-il permettre d’endiguer le téléchargement sauvage et donc de rediriger les gens vers les salles de cinéma ? Cela va-t-il justifier une hausse des prix des places exponentielle ?

 

-La 3D va-t-elle devenir une technologie « banale » ? Je pense que ce n’est même plus une question, mais bien une affirmation. Dans ce cas, sous combien de temps ? Vu l’énorme budget nécessaire pour la 3D, comment les petits films sans trop de budget vont-ils faire pour survivre ? Certains films, par exemple les films d’auteur, vont-ils refuser la 3D, par manque de moyens ou par principe ? Auront-ils des salles spécifiques ? Vont-ils disparaître ? Va-t-on avoir à terme nos lunettes 3D personnelles, à apporter nous-même dans notre sac? Pourra-t-on regarder de la 3D sur notre écran de télévision ?

 

- Concernant les jeux vidéo, Avatar soulève plutôt des questions au niveau de son scénario. Les jeux vidéo qui imitent la vie réelle, avec une sorte de casque et des électrodes, sont-ils à envisager dans une réalité proche ? ExistenZ, c’est pour demain ou pour dans un siècle ? Comment ne pas confondre réalité et monde virtuel ? Certains vont-ils choisir de s’échapper définitivement dans un monde virtuel ? Second life et compagnie, c’est notre future patrie à tous ?

 

Aïe, j’ai mal au crâne. C’est ça, de trop mouliner dès le lundi matin. Je vais aller casser la croûte, pour la peine. Mais vos réactions sont les bienvenues… Sur Avatar ou sur le reste !

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 15:21

Aujourd’hui j’écoute (aussi) The Storm, de Soan (à trouver sur Deezer).

 

Eh oui, vous ne rêvez pas : un deuxième post aujourd’hui ! C’est pour me rattraper de dimanche. En plus, j’ai fini ce matin en quatrième vitesse un projet « urgent », alors je flâne un petit peu, en ce début d’après-midi. Je n’ai même pas fini de vous raconter ma journée d’hier, aussi appelée « Journée Putafranges n°1 et P’tit Filou ». Le final en a pourtant été magique !

 

Bon, je passe sur les lessives, le ménage etc… et en arrive direct au film du dimanche soir : Canine, alias Kynodontas (oui, c’est un film grec. En VOST au MK2 Beaubourg, s’il vous plaît !) L’œuvre a été présentée à Cannes, ce qui laisse présager le pire comme le meilleur. C’est le couple de gentils allumés qui m’ont proposé d’aller le voir. Loin de moi l’idée de décharger la faute sur eux, mais… ! Non, je plaisante. Canine n’est pas un mauvais film. Ce n’est pas non plus un bon film. C’est un film trop étrange pour être appréciable à travers des critères de « bon », « mauvais » ou « petit pois ». C’est l’histoire d’une famille installée dans une belle villa sur les hauteurs d’une ville. Le père est cadre à l’usine du coin, la mère femme au foyer. Les trois enfants, chacun la vingtaine bien sonnée, ne sont jamais sortis de la propriété. Ils baignent dans une atmosphère sectaire, où les parents les nourrissent de fausses peurs (chats mangeurs d’homme), de croyances irrationnelles (les avions dans le ciel sont des jouets), et d’un vocabulaire complètement artificiel (la salière s’appelle ainsi « téléphone », et les « zombies » sont de petites fleurs jaunes). Le début du film, à cet égard, est très réussi, et retranscrit bien une ambiance fermée, fanée et sous tensions. Une employée de l’usine vient régulièrement satisfaire les besoins sexuels du fils contre paiement de la part du père. Bon. Et à cause d’elle, qui vient de l’extérieur, tout dérape… A cause d’elle, mais pas seulement. L’équilibre de cette maison est si fragile qu’il suffit d’un grain de poussière (un film « non autorisé », des larmes sur les joues de la mère, une caresse un peu appuyée) pour tout dérégler. Jusqu’à la chute…

 

 
Leur idée d'un divertissement l'après-midi: une partie de cache-cache chronométrée en maillot de bain. Concept à exploiter dans l'open-space.


Et là, vous vous dîtes : Ok, c’est un film complètement chelou, mais ça a l’air pas mal. Vous n’avez pas tort. Mais malheureusement, je suis obligée de mentionner :

 

-la scène où le fils tue un chat dans le jardin à coups de sécateurs (je l’ai senti venir à partir du zoom sur ce petit chaton adorable : il y avait marqué sur son front « Je vais mourir ! »).

 

-la scène où la sœur aînée couche avec son frère (oui oui). Je vous passe les détails, contrairement au film, qui ne vous en passera aucun.

 

-la scène où la sœur aînée (encore elle) danse comme une échappée de l’hôpital Sainte-Anne avec un regard fixe qui vous force à vous tortiller de gêne sur votre siège.



 Attention, elle ne va pas tarder à danser. Eloignez les enfants et les personnes cardiaques.


-la scène où la sœur aînée (toujours elle) se brise une canine à coups de petite haltère en métal. Là encore, aucune éclaboussure de sang ou bris d’émail ne sera omis.

 

-la scène où la sœur cadette réveille son père en lui léchant le torse, puis l’oreille. Il faut savoir que dans cette famille, ils ont des problèmes avec les léchouilles : ils n’en sont jamais rassasiés et sont tout le temps en train de demander : « Tu veux que je te lèche ? » Non merci.

 

Il y aurait encore une multitude de scènes à mentionner (1h36 de pur ébahissement) mais je vais m’arrêter là, vous avez saisi le concept de Canine. Un concept qui se vit, qui ne s’explique pas. Le mieux, c’est la fin : il n’y en a pas. Je pense sincèrement que le réalisateur, ne sachant comment finir et affligé par le reste du film, a juste balancé sa caméra et s’est dit « Tant pis pour leurs gueules ». Résultat : un superbe fou rire au générique final, devant l’absence de chute d’un film pourtant l’archétype du film qui ne peut être sauvé que par sa fin.



On s'identifie d'autant mieux à ce jeune homme "enfermé dedans" que nous aussi, on cherche à s'enfuir. De la salle de ciné.
 

Par contre, en discutant avec Putafranges n°1 et Filou, j’ai appris deux choses réjouissantes :

 

-Je leur ai soumis l’anecdote de la « drague-au-sac » des Halles vendredi, et j’ai quêté l’avis de Filou sur la question. Résultat : s’il était ébloui par une créature, mettons, à la terrasse d’un café, il lui dirait… pas grand-chose ! Dur de trouver une bonne phrase d’accroche. Comme il le dit si bien : « Pas facile d’être un loser ». Ca doit tout de même s’apprendre quelque part…

 

-Putafranges n°1, qui organise les meilleures soirées de Paris (d’après moi), a pour prochain projet, fin janvier, une soirée à thème Las Vegas, ambiance casino ! La classe ! Déjà, ce sera l’occasion d’étrenner une robe longue que je n’ai jamais mise, et puis moi, le casino, ça ne m’évoque plus qu’une chose : Brad Pitt en costume en train de faire des blagues ! What else ?

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 10:54

(Today I'm listening to Stereo Love, by Edward Maya feat. Alicia)

Minute cinéma aujourd’hui : je me rends compte que j’ai oublié de vous parler de 2012, que j’ai vu ce week-end (en langue de Shakespeare, ou plutôt de l’oncle Sam, s’il vous plaît). J’y allais avec pas mal de préjugés négatifs, ayant lu moult critiques pas franchement flatteuses. C’est sûr, il n’est pas bon : c’est un film d’action tout juste honnête, bien en dessous des classiques du genre et même de certains succès apocalyptiques récents, comme Le Jour d’Après, mais au niveau d’Indiana Jones 4 (hmm…) Les dialogues sont écrits par un pingouin et l’intrigue ne repose bien sûr sur aucun élément scientifique avéré. La fameuse « fin du calendrier maya », qui implique une certaine fin aussi pour la Terre, décrite dans le film par un grand déluge à consonance biblique, serait en fait comparable, selon les scientifiques, à la fin d’un millénaire dans notre calendrier. Le 21 décembre 2012 correspondrait en fait au 1er Janvier 2000, par exemple. Paco Rabanne, tremble ! Le blog Paranormal (mais sérieux tout de même!) propose un article explicatif intéressant. En outre, la Nasa vient de revoir ses prédictions concernant les pics d’activité solaire, qui n’atteindront pas un maximum en 2012, comme possiblement annoncé (sans que cela ait, de toutes façons, des conséquences de l’ampleur de celles décrites dans le film). Je vous renvoie vers le site même de la Nasa, qui a tenu à démentir elle-même toutes les rumeurs autour de 2012, dont l’inversion des pôles magnétiques, la 12eme planète cachée Nibiru, l’impact de météorite et bien d’autres encore… Pour en revenir à 2012, le film, une seule chose le sauve : la débauche d’effets spéciaux très réussis ! J’ai été assez bluffée par le vol au-dessus d’un canyon de lave en Californie, par la vague géante dans l’Himalaya, et par l’éruption d’un méga volcan à Yellowstone. Bref, des images impressionnantes qui permettent quand même de ranger 2012 dans la catégorie « potable film d’action ».
Et si vous voulez vraiment rigoler, il y a ce site.

 

 

 

Sinon, je suis d’humeur un peu rêveuse et nostalgique cette semaine (comme souvent), alors je commence un cycle « films d’adolescents »… Je veux revoir mes classiques ou bien simplement des films qui m’ont beaucoup plu quand j’avais quinze, seize, dix-sept ans. Hier j’ai donc regardé Ghost World, un film étrange qui est sorti en 2002 et qui compte une toute jeune Scarlett Johansson, cheveux châtain naturels et même moue boudeuse, au générique. Je l’avais découvert deux ans après sa sortie, à la télé, et j’avais adoré. Hier, ça se confirme : je l’aime de cet amour tendre qui dure toujours. Bien sûr, j’ai grandi, j’ai un peu plus de recul (un peu !), mais il ne perd aucun de ses charmes. C’est l’histoire de deux lycéennes, Enid et Rebecca alias Scarlett, qui viennent d’avoir le bac et qui voient donc tout l’été s’étirer devant elles. Elles n’aiment pas la plupart des gens de leur âge, qu’elles trouvent superficiels et stupides ; elles ne savent pas quoi faire de leur vie à la rentrée. Ce qui est poignant, c’est qu’elles choisissent peu à peu deux voies différentes : Scarlett « se range », trouve un petit ami et s’inscrit en fac à la rentrée, tandis qu’Enid s’enferre dans sa passion, les années 50, grâce à l’amitié qu’elle noue avec un passionné de cette période, qui a lui-même 50 ans ! La fin, je ne vous la dis pas bien sûr. Le film est très drôle et touchant à la fois, les personnages très différents des habituels films parlant des ados aux Etats-Unis, le ton est libre et intelligent. Alors, plutôt Enid ou Rebecca ? Voici la bande-annonce, en attendant la suite de mon cycle « Adostalgique »…

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 08:57

Aujourd’hui, c’est la petite minute cinéma, vu que lundi et mardi soir j’ai pu voir deux succès annoncés de l’année 2009 dans les salles obscures : Paranormal Activity et Twilight 2 (argh).

 

Lundi soir, on a regardé Paranormal Activity en streaming sur Internet avec Coloc. C’est LE film d’épouvante de l’année, tourné avec trois fois rien et qui a engrangé des millions de dollars de bénéfice. Il sort en France le 2 Décembre. Il raconte l’histoire d’un jeune couple qui décide de mettre des caméras partout dans leur maison, dans le but de saisir sur vidéo la trace de la « présence » qui hante la jeune femme depuis qu’elle a huit ans. Tout est donc filmé caméra au poing ou bien en mode « vidéo de sécurité », en noir et blanc. Bien sûr, on pense très fort au Projet Blair Witch, et à son côté frustrant : il ne se passe jamais rien, on ne voit que des ombres ou des formes floues, on entend quelques bruits effrayants, mais on n’a pas de preuves, on n’est confronté à rien de concret. Même concept pour Paranormal Activity. Bon, il fait quand même plutôt peur, mais tout repose sur le spectateur et sur sa capacité à vouloir se faire peur, à y croire. Parce que sinon, on trouve vite le temps long !


Et hier soir, place au phénomène Twilight 2 alias Tentation alias New Moon, à Opéra, en VOST pour entendre les tremblantes déclarations d’amour de Robert Pattinson et Kristen Stewart sans doublages. Nous y sommes allées à 3 avec Coloc et Putafrange n°2, pour mieux affronter le désastre. Bon, Coloc a bien aimé le premier film, donc elle attendait beaucoup du deuxième. Putafrange n°2 n’avait pas vu le premier film, donc elle ne savait pas quoi en attendre. Je n’avais pas aimé le premier film, donc je savais à quoi m’attendre.

Je considère vous présenter un avis objectif car partagé par nous trois : c’était abyssalement nul. Les dialogues sont dignes de la « Belle Marquise » du Bourgeois Gentilhomme, qui tourne dans tous les sens la phrase « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ».  Chez Twilight, ça donne : 

« -Tu n’appartiens pas à mon monde.

-Mais mon monde, c’est toi !

-Je vais disparaître de ton monde à jamais.

-Je n’ai pas de monde sans toi !

-Tout sera comme si je n’avais jamais existé.

-Mais je n’existe pas sans toi !

Etc etc. »

La salle éclatait de rire spontanément à certains moments, c’est pour vous dire. Bon, je ne vais pas non plus tirer sur l’ambulance (ce ne serait pas mon genre ;) ), mais Robert Pattison a l’énergie d’une limace asthmatique, Kristen Stewart est une vraie dinde de ne pas choisir Jacob, et ces histoires de vampire deviennent de plus en plus débiles. Pour ceux qui veulent connaître la fin (et également le cliffhanger annonçant le film suivant), ne lisez pas la fin de ce post ! Vous êtes prévenus.

 

Je n’ose imaginer la dose de fond de teint nécessaire pour obtenir ce délicat teint blafard.


Ah si quand même, seule bouée sauvant Twilight 2 d’une totale noyade (et seul élément du film qui m’a empêchée de quitter la salle) : Jacob le loup-garou, alias Taylor Lautner. On dira ce que l’on voudra, mais il est sacrément bien gaulé. Scène mythique : Kristen s’entaille un peu le crâne et saigne, assise par terre. Lui, accroupi face à elle, déclare : « Bah, c’est qu’un peu de sang ! » et enlève brutalement son T shirt pour lui essuyer le visage. Ca a beau être absolument ridicule, c’est à tenter si jamais le beau brun de la compta se tache avec son café…




Je ne savais même pas que certains de ces muscles existaient…


*Spoiler : tout est bien qui finit bien, évidemment, sauf que Bob/Edward et sa famille ont dû promettre à l’obscur clan qui tient lieu de pouvoir central chez les vampires de transformer Bella/Kristen en l’une des leurs. Elle a trop hâte, sauf que Bob pose une condition : il veut l’épouser d’abord ! Tantantan… *

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 15:04

Dimanche après-midi, 15h25 au Gaumont Opéra : la salle est pleine à la séance d’Away We Go, le nouveau film de Sam Mendès, le réalisateur d’American Beauty et, plus récemment, des Noces Rebelles. J’ai beaucoup aimé American Beauty, je l’ai même en DVD, mais, honte à moi, je n’ai pas vu les Noces Rebelles (une copine célibataire ayant qualifié ça de « déprimant quand tu n’es pas en couple », j’avais préféré m’en passer). Aujourd’hui, toujours pas en couple mais accompagnée par ma chère coloc, je tente Away we go, ou l’histoire d’un jeune couple un peu atypique (lui travaille dans les assurances, elle est dessinatrice « de cadavres », ils vivent dans une cabane au fond des bois aux Etats-Unis) qui ont mis un bébé en route et qui se posent des questions. Un peu par hasard, et beaucoup pour calmer leurs angoisses sur le fait d’être parents, ils entament un « circuit » qui leur permet de rendre visite à leurs parents, à des cousins éloignés, à des amis d’enfance… et de se confronter à différents modèles familiaux. Pour se rendre compte, au final, qu’il n’y a pas de recette miracle en la matière, et qu’il est plus facile de savoir ce que l’on ne veut pas reproduire chez soi que ce que l’on veut vraiment pour sa famille !

On retrouve dans Away we Go le mordant et l’humour d’American Beauty, ce qui fait de ce film une vraie comédie (salle hilare à plusieurs reprises !) Mais les réflexions subtiles sur le couple et la famille sont pertinentes et jamais moralisatrices. Les acteurs sont vraiment excellents, notamment la palette de seconds rôles, impressionnants : Maggie Gyllenhaal en hippie extrémiste, Allison Janney (Juno) en mère indigne grande gueule… L’acteur principal, John Krasinski, joue dans la série The Office version américaine. Pour ma part, je ne connaissais pas Maya Rudolph, l’héroïne principale, mais elle est très bien dans ce rôle. Bref, un bon film décalé, drôle et intelligent, un bonheur !

Away we go 1  Away we go 2

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