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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 16:00

Today I’m listening to Eye of the Tiger, by Survivor (Rocky IV)

 

J’espère que vous avez passé une bonne semaine et que vous passez un bon week-end. Il fait moche      aujourd’hui à Paris, ça tombe bien, c’est l’anniversaire de Coloc et hier on a fêté ça dans les règles, donc on profite du jour du Seigneur pour se reposer. Ca me permet aussi de vous tenir au jus de ce qui se passe dans ma vie et d’aborder un sujet palpitant : le phénomène Skins.

 

Concernant ma vie, tout va bien.

 

skins9.jpgConcernant Skins : pour ceux qui n’ont pas d’ado à la maison, n’en sont pas un eux-mêmes ou n’ont pas un côté teenager attardé (cf moi), je plante un peu le décor. En 2007 arrive sur les petits écrans anglais une nouvelle série labélisée « pour ados », qui ne tarde pas à faire scandale : Skins. On y découvre une petite dizaine de lycéens qui font tâche dans le paysage télévisuel et cinématographique pour moins de 18 ans.

 

  • Ils sont beaux, mais normaux.

C’est-à-dire, pas de muscles bodybuildés à la Twilight (Jacob !), pas de bronzage outrancier à la The Hills, pas de quasi mannequin à la Frères Scott. Ici, ils ont des tronches d’ados anglais moyens, des corps gaulés mais sans plus, des accents pourris…

 

  • Ils sont rock’n’roll.

Vernis bleu sur les ongles, résille, culotte apparente, imprimé léopard, chevelure rouge sang et frange coupée n’importe comment… Bien sûr, le look est travaillé, mais d’une façon très anglais, très punk. Jugez plutôt :


Skins1.jpg skins5.jpg

skins4.jpg skins6.jpg
 

  • Ces ados ont des parents ! 

Généralement, les séries ado évacuent le plus vite possible le problème des parents, comme si voir quelqu’un de plus de quarante ans à l’écran qui ne soit pas un prof allait mettre mal à l’aise les jeunes spectateurs. Ou alors, les figures des parents sont des clichés vivants : les parents hyper stricts, les parents hyper cool, et rien entre les deux. On ne peut pas dire qu’on voit énormément les géniteurs des héros dans Skins ; mais l’effort est assez louable pour être souligné. Les parents sont vus en train de se débattre dans leurs propres problèmes, mais uniquement quand cela affecte leurs enfants, ce qui me semble assez réaliste considérant la tendance au narcissisme symptomatique de l'adolescence. Par contre, aucun de ces adultes pourtant visiblement pas trop bêtes n’a aucune idée de ce que traficote son rejeton : ils ne surveillent ni les sorties, ni les fréquentations, et ne s’inquiètent jamais quand la prunelle de leurs yeux découche.

 

  • Ils ne prennent rien au sérieux.

 

Skins2.jpgOubliez les déclarations d’amour enflammées, les ruptures à répétition entre Paige et Scott, les larmes toutes les cinq minutes et les notes de piano en fond sonore pendant que l’héroïne déprime dans sa chambre. Dans Skins, rien n’est sérieux. Les couples ne peuvent pas rompre, puisqu’ils ne sont jamais vraiment ensemble. Les amis se mettent quelques coups de poignard dans le dos, mais finissent par se rabibocher car finalement ça n’avait pas tellement d’importance. Les « autres », hors de leur petit groupe d’amis, ils ne s’en occupent jamais. L’avenir et les cours ne sont jamais mentionnés, contrairement aux séries américaines où il y a toujours une blonde qui se demande comment elle va faire au moment de partir à la fac et de quitter son copain. C’est comme si le seul horizon des teenagers de Skins était en continuer à moisir dans leur ville anglaise moyenne ad vitam eternam.

 

  • Ils aiment les « paradis artificiels » 

Cigarettes, alcool, shit, drogues dures, champignons hallucinogènes, colle, tout y passe. 4 pintes avant d’aller en cours. Pas une soirée sans pilules. Fumer des joints dans sa cabane au fond du jardin, le kif. Bref, ces lycéens ne sont jamais sobres. Ce qui explique pourquoi leur vie paraît irréelle, surréaliste, comme sur un nuage. Les sorties dans des boîtes underground où les gens sont habillés n’importe comment et font n’importe quoi représentent une part importante de leur quotidien. Une BO originale et pseudo-punk renforce le côté « sex, drugs, and rock’n’roll ».

 

  • Faisons l’amour, pas la guerre

 

A l’inverse des séries US, où il y a au moins une petite fille modèle investie dans une ligue d’abstinence, ou des séries françaises, où à 17 ans on ne dit que « faire l’amour » pour parler du sexe et où on ne le fait que dans « de bonnes conditions », le moins qu’on puisse dire est que dans Skins les ados sont libérés. Pour faire simple, pas une situation qui ne puisse se régler par le sexe, et tout le monde a au moins une fois couché avec tout le monde dans le groupe d’amis. On se déteste ? On n’a qu’à coucher ensemble, pour voir. On est irrésistiblement attiré l’un par l’autre mais en couple chacun de notre côté ? On s’en fout, on passe à l’acte dans une salle de classe vide. Un garçon puceau et une fille lesbienne sont de bons copains ? Pas de problème, elle propose de coucher ensemble pour faire sa BA. Il faudrait plus de filles comme elles en prépa d’ingénieurs ! Toutes les combinaisons sont donc possibles, chaque épisode comprend son lot de rebondissements toujours inattendus dans ce domaine-là !

 

Voilà en gros les spécificités de cette série, qui en est à sa quatrième saison et qui véhicule toujours un parfum de souffre. Les ados en redemandent, les parents ne connaissent généralement pas : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Seulement, peu après la première saison de la série, est apparu un phénomène concomitant (classe, ce mot, pas vrai ?) : les Skins party. Certains disent qu’elles ont été inspirées par la fin du dernier épisode de la saison 1, qui montrait une énorme orgie/fête se déroulant dans l’appart d’un des personnages (cf photo ci-dessous).


skins10.jpg
 

skins7.jpgDes petits malins ont donc senti un filon et se sont mis à organiser des Skins party, c’est-à-dire des fêtes complètement démentes, « no limit », ouvertes aux mineurs (même s’ils n’ont pas le droit de consommer de l’alcool à l’intérieur), qui ont lieu dans des lieux soit à moitié illégaux (en plein air, dans un parking), soit totalement redécorés de façon délirante (avec une nette tendance à la régression à coups de couleurs vives, de peluches et de pistolets à eau). Les réseaux sociaux ont permis à l’idée de vraiment prendre de l’ampleur : en France, il existe une quinzaine de groupes « Skins party » sur Facebook. Tout le monde peut joindre. La date de l’évènement est communiquée à l’avance, mais pas le lieu. Les ventes des places ont lieu quelques heures avant, dans un bar. Puis, une heure avec l’heure de début de la soirée, les inscrits reçoivent un message Facebook leur indiquant le lieu de la Skins. Deux exemples de sites : Secret Skins Party et French Skins Party.

 

A partir d’une série, on peut donc faire de l’argent et faire du buzz. Mais les Skins sont-elles vraiment aussi déjantées que dans la série ? Honnêtement, je n’y suis jamais allée, vu que es trois quarts des participants sont mineurs et que j’ai atteint depuis longtemps l’âge de raison (ou du moins, j’aime à le penser). Heureusement, Envoyé Spécial, l’émission de reportages de France 2, a devancé mes désirs et a diffusé la semaine dernière un document qui parlait des Skins. On y suivait une jeune fille et ses amis qui participaient à une soirée en région parisienne. Après une galère d’une heure en métro+RER+marche à pied, ils arrivaient enfin au lieu-dit, un hangar désaffecté. Le tout était plongé dans le noir, avec la musique à fond. Prometteur, me dirait-vous. Seul souci : vers 2h30 du matin, les lumières se rallument et la musique s’éteint ; le proprio annonce que la fête est finie. Dommage ! On apprend aussi le lendemain que ce soir-là, deux jeunes filles se sont fait embarquer dans une voiture par deux inconnus et ont disparu. Bonjour l’ambiance. Dans une autre Skins que la 2 « infiltrait », on voyait cette fois une péniche où se pressaient des ados boutonneux, qui se faisaient un jeu d’embrasser tout le monde avec la langue et de trop boire. Pas exactement à la hauteur de la série, les gars. Mais c’est peut-être mieux comme ça, après tout.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 18:05

Aujourd’hui j’écoute Cheval, de Sexy Sushi (et c’est assez surréaliste)

 

Avant-dernier jour de stage aujourd’hui ! Demain, c’est le grand départ, je quitte la finance pour commencer le marketing jeudi ! On a fait un déjeuner stagiaires à midi, j’ai payé ma tournée de cafés. So long, les amis, courage à vous tous… Finalement ce premier stage va me manquer !

 

Hier soir, notre (à Coloc et moi) ami Mikoeur est venu dîner à l’appart. Coloc avait cuisiné des samossas à se damner, tandis que je m’étais occupée de la boisson (Coca Zéro… et alors ?) et de l’apéro, et Mikoeur des desserts (petits gâteaux de la pâtisserie). Très bon dîner, où on a encore eu l’occasion d’aborder moult sujets variés (plantes carnivores, religion, poésie…) Félicitations à Mikoeur et à son CDI ! Il entre dans l’âge adulte (à 24 ans) ! J’ai aussi eu l’occasion de vérifier que oui, je vis bien avec une indécrottable romantique, le genre à organiser des choses incroyables pour la Saint-Valentin, à cuisiner pour son cher et tendre et même à dessiner de ses petites mimines des cadeaux inoubliables… Non, son cher et tendre, ce n’est pas moi pour info, c’est le Prophète, que je salue par la même occasion ! Bref, la semaine a démarré du bon pied !

 

Après tout ce bavardage inutile (mais informatif, qui plante un contexte !), je vous annonce aujourd’hui la fin de ma saga MTV consacrée aux émissions de télé réalité stupides produites par cette chaîne. Attrapez quelque chose à boire ou à grignoter, installez-vous confortablement… C’est parti !

 

·        Les émissions où on te transforme (parce qu’au début tu crains un max)

 

Comme le public d’MTV est principalement adolescent (ce qui ne m’empêche pas de tout regarder !), il est par définition peu sûr de lui, plein d’espoir et de buts à atteindre, ou alors complètement égoïste, imbu de lui-même et insupportable. Dans les deux cas, il doit changer. Voici les deux options :

 

Made-Made : c’est presque l’émission phare de la chaîne. En ce moment, la dixième saison est à l’antenne, mais le principe est toujours le même : des ados veulent être « made into », c’est-à-dire « transformés en »… Tout et n’importe quoi ! C’est là la beauté du concept : peu importe votre rêve, MTV vous aide à le réaliser en vous affectant un coach perso expert dans le domaine en question et en vous fixant une date butoir qui vous obligera à vous donner à 100% et à être prêt à temps. Généralement, l’ado a un laps de temps de quatre à six semaines pour être prêt. Il y a tout de même des constantes dans les demandes de transformation ; beaucoup veulent devenir :

 

-des hommes à femmes (ladiesmen) si ce sont des garçons. Ou comment devenir un tombeur en six semaines. Un coach spécialiste en séduction à la Hitch, souvent adepte des méthodes de drague systématiques comme The Game qui cartonne aux Etats-Unis, va aider un pauvre nerd maigrichon ou à l’inverse enrobé, mais toujours plein de boutons et de cheveux gras, à devenir l’homme que toutes les filles s’arrachent. Au programme : sport tous les matins, relooking, mises en situation du genre drague dans la rue, dans un café… Puis le nouveau Dom Juan va devoir inviter au bal de fin d’année ou équivalent la donzelle qu’il chérit le plus dans sa high school. Celle-ci dit toujours oui en ricanant. Et, au bal, tout le monde est ébloui par la métamorphose du nase en prince charmant. Happy end : les deux tourtereaux finissent à chaque fois par s’embrasser, ce qui permet à l’ancien nerd de vivre son premier baiser devant les caméras. C’est beau, c’est à la télé, c’est le triomphe du « Yes you can » : ce sont les US.

 

-des reines de beauté (pageant queens) si ce sont des filles. L’héroïne est cette fois trop petite/grande/grosse/maigre/étrange pour correspondre aux standards habituels de beauté. Du coup, elle se planque sous trois pulls, un jean XXL et sa mèche de cheveux filasse. Elle est secrètement amoureuse d’un garçon cool de sa classe ou d’un timide de son club d’échecs. Autre option : elle est tout à fait jolie mais c’est un vrai garçon manqué, qui a grandi au fin fond de l’Arkansas et qui chasse l’élan avec son père. Même tenue, mais celle-ci a un boyfriend, qui milite généralement à l’équivalent local de Chasse, pêche, nature et traditions. Comme elle n’est pas féminine pour un sou, ça la complexe. Dans les deux cas de figure, le coach sera une ancienne reine de beauté régionale, qui rencontrera l’heureuse élue en robe longue et écharpe de concours. La métamorphose passe par le port de talons et de robes au lycée, un relooking bien sûr, des leçons de maintien et d’étiquette, et une préparation aux questions du jury. Car le but est de remporter un concours de beauté local ! Généralement, l’héroïne finit dans les cinq premières mais ne gagne pas ; cependant, si elle était célibataire au début, elle trouve souvent un admirateur dans le processus.

 

-des grand(e)s sportif(ve)s : ici, il s’agit plutôt d’élèves de lycée dans la moyenne, qui ont des amis mais sans plus, qui ne sont ni moches ni beaux, bref, des ados normaux. Sauf qu’ils veulent sortir du lot, s’affirmer, se faire remarquer (et faire leur intéressant en passant à la télé). Du coup, ils s’inventent un rêve secret aux antipodes de leur moi habituel et de leur physique (parce que sinon, MTV ne s’intéresserait pas à eux). Par exemple : devenir rat de l’Opéra pour une fille aussi gracieuse qu’un poteau, jouer au football américain pour un garçon taillé comme une allumette, être transformée en rappeuse pour une littéraire « classique », faire du MotoCross pour une fille très fille… Les coachs sont alors des sportifs d’assez haut niveau ou des petits noms du domaine en question. Ils vont pousser leur poulain jusqu’à l’épuisement, en imposant deux entraînements par jour, un régime ou de la musculation si besoin, et des exercices d’affirmation de soi. Le but ? S’illustrer à une quelconque compétition régionale, sous les applaudissements de Papa et Maman. Merci MTV.

 

Dans Made, on suit donc les changements extérieurs mais surtout intérieurs d’un ado volontaire pour devenir quelqu’un d’autre. Les crises de larme et les moments de doute s’enchaînent. Le coach se montre à la fois humain et sans pitié. Les vrais amis se révèlent tandis que les jaloux pestent dans leur coin. La famille fait le plus souvent preuve de soutien. Et le discours ignore tout du second degré, comme dans les discours de motivation avant les matchs, par exemple : « Tu as peur d’essayer parce que tu as peur d’y arriver. Changer, c’est sortir de ta coquille et ça t’effraie. Mais si tu ne te pousses pas toi-même, personne ne le fera pour toi. Tu n’es pas ce gars timide ou cette fille invisible. Tu es toi, tu as des choses à dire. Peu importe le regard des autres, il faut te lancer, tu vas réussir ! » And the dream comes true. Le conte de fée est à la portée de tous.

 

amandaexiled.jpg-Exiled : changement d’ambiance. Ici, on s’occupe des autres ados, ceux qui ne veulent rien devenir à part riches, célèbres et chômeurs. Le pitch de cette série est assez incroyable : des gosses de riche impossibles à vivre sont envoyés par leurs parents à bout de forces à l’autre bout du monde, pour vivre au sein d’une communauté traditionnelle recluse. Au menu : une tribu berbère au Maroc, une famille de nomades en Mongolie, un village Massai, un clan du Vanuatu… Rassurez-vous, la colo ne dure pas plus d’une semaine. Les conditions de vie sont assez dures, forcément : pas d’eau courante, nourriture locale, nuit à même le sol, et travaux physiques la journée. Les ados se débrouillent pour en faire le moins possible sans se faire remarquer. Ils sont chapeautés par une fille ou un garçon du même âge issu(e) de la communauté ; c’est l’occasion de suivre de passionnants échanges du genre « - Mais… Tu n’as jamais entendu parler de Mac Donalds ? Et de Brad Pitt, tu connais Brad Pitt ?

-Heu, non…

-OMG ! LOL ! LMAO ! Mais où suis-je ? » (oui, ces ados parlent en langage sms).

 

La conclusion de ces petites escapades dépaysantes, c’est que l’herbe du voisin est beaucoup moins verte que la sienne, ce dont cette jeunesse dorée se doutait déjà avant. Ce n’est pas ça qui va les empêcher de continuer à vivre leur vie sans se poser de questions, enfin à mon humble avis. Mais ils promettent quand même à Papa et Maman, en larmes, de faire des efforts. Dommage que Super Nanny soit morte, tiens.

 

  • Les émissions où on filme la « vraie vie »

 

Un peu le concept de la télé-réalité, quoi. Sauf qu’à partir du moment où on filme et qu’il y a de l’argent impliqué, ce n’est déjà plus la vraie vie. MTV est beaucoup plus forte que TF1 ou M6 sur ce concept : elle a compris qu’enfermer des andouilles dans une maison pendant deux mois et les filmer n’avait rien de passionnant. Du coup, elle place les mêmes andouilles dans une maison dont la porte est ouverte et les filme partout où ils vont. Malin !

 

truelife.jpg-True Life : je commence par cette émission car elle est un peu différente de ce que je vous racontais ci-dessus. Elle se rapproche de Confessions Intimes, mais en plus trash. On suit ici une à trois personnes par émission regroupées selon un thème toujours de bon goût. Exemples : Je suis bisexuelle. Je travaille dans l’industrie du sexe. Je n’aime pas mes gros seins. Je perds mes cheveux. Je change de sexe. Mes parents sont pauvres. Je n’arrive pas à rester mince. Etc, etc. La liste est sans fin et fait frémir. Au menu, images glauques, gens souvent paumés qui finissent par nous serrer le cœur et qu’on prend en pitié. On se sent sale et voyeur, mais on ne peut pas s’empêcher de regarder jusqu’à la fin. C’est parfois informatif et toujours ahurissant. Strip tease et Confessions Intimes peuvent aller se rhabiller (jeu de mot involontaire !)

 

realworld.JPG-Real World : c’est l’émission récurrente de MTV. Je ne sais pas à quelle saison on en est, mais au moins à la vingtième. C’est ce qui se rapproche le plus de notre Loft français : une douzaine de jeunes plutôt fêtards placés dans une belle maison. Les différences : ils peuvent aller et venir librement, ce qui fait qu’ils sortent tous les soirs en boîte. Ils peuvent recevoir des proches ou de la famille. Et comme l’émission change de ville à chaque saison, il faut qu’ils aient un projet personnel à mener dans cette ville. Par exemple, dans la dernière saison tournée à Brooklyn, la plupart voulaient réussir dans l’industrie du spectacle à New York. Pour l’instant, aucune saison n’a été tournée à Salt Lake City ou au fin fond du Texas, vous vous en doutez. Il n’y a pas de gagnant ou de perdant ; au bout de douze épisodes, la saison s’arrête et chacun regagne ses pénates. Le spectateur, lui, a pu suivre toutes les embrouilles, les love stories, les tentatives professionnelles et les tensions familiales dans la villa, qui sont toutes amplifiées par la possibilité d’interagir avec les gens du dehors. Parce que quand Ryan se fait arrêter par les flics ou quand Cynthia rentre avec deux garçons sous le bras, c’est plus croustillant que les pets d’une Delphine dans Loft Story 1 !

 

jersey-shore.JPG-Jersey Shore : je vous parle de cette émission en dernier car elle va bientôt être diffusée en France ! Youpi ! C’est sensiblement le même concept et les mêmes règles que pour the Real World, sauf que cette fois les participants n’ont aucun projet professionnel, et pour cause : ils sont en vacances ! La production leur loue une maison de vacances sur la côte du Jersey, notre équivalent de la côte d’Azur, un genre d’Ibiza local quoi. Les histoires foireuses, les dragues nulles, les bagarres spontanées et les discussions de gens bourrés n’arrêtent pas. C’est comme un feuilleton, mais avec de supposés vrais gens. Quoique, à voir les muscles de certains et les faux seins de certaines, il est permis d’en douter. Pas de temps mort en tous cas, c’est bien mieux que Plus belle la vie !

 

Voilà, je m’arrêterai là sur les incroyables émissions que recèle MTV. J’en oublie sûrement, mais impossible de tout énumérer, ce serait (encore plus) trop long. Le sentiment qui domine en général après avoir regardé un de ces programmes ? Le vide. Un vide absolu et insondable : celui qui naît après qu’on m’a présenté des gens pas foncièrement méchants ni bêtes, mais qui font juste n’importe quoi (à mes yeux) ou sont complètement paumés. C’est pourquoi je défends une approche sociologique de la télé poubelle. Car c’est face au vide qu’on apprend à ne pas tomber.

 

(C’est beau !)

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 17:39

Today I’m listening to The Boys are back in town, by Thin Lizzy

 

Oyez, oyez! Le mercredi, c’est MTV. Si tout se passe comme prévu (pas d’hiver nucléaire ni de travail impromptu à faire), nous allons continuer aujourd’hui notre tour d’horizon, commencé ici, des merveilles de la télé-réalité proposées par cette chaîne à l’avant-garde de l’affligeant. Go !

 

  • Les émissions de rencontre à la noix

 

Celles-ci, vous les connaissez probablement, car elles sont souvent doublées et diffusées en France, voire adaptées et tournées avec des participants français. Le but global de cette sous-catégorie de la lose est de permettre à un gars ou une fille lambda de rencontrer l’âme sœur, mais de façon « originale ». Du genre :

 

datemom-Date my mom / Kiffe ma mère : mettons que vous soyez un fringuant jeune homme bien sous tous rapports, mais qui peine à trouver une fille bien pour plus si affinités. Vous participez à Date my mom, et vous avez trois rendez-vous avec les trois mères des filles adolescentes qui sont potentiellement intéressantes. Vous avez bien lu : vous allez emmener Maman au bowling ou boire un verre pendant que la lovely Kelly, 16 ans et toutes ses dents, reste à la maison loin de votre vue. Vous devrez faire votre choix sans avoir pu apercevoir la belle, simplement en vous fiant à votre intuition et à ce que vous dit la mère. Généralement, il y a deux options : soit la mère vous vend sa fille à mort en vantant sa beauté, son sex-appeal et toutes ses autres qualités ; soit la mère se vend sous prétexte de vendre sa fille et va donc draguer le jeune homme, montrer ses seins ou autres indécences. Gros suspense au moment des révélations : vont-ils se plaire ? Si oui, ils piquent un sprint main dans la main en laissant Môman derrière. Jeunesse cruelle.

 


exposed-MTV Exposed
 : je ne me rappelle plus comment s’appelait cette émission diffusée en France sur Virgin 17, mais le principe était simple. Vous rencontriez deux potentiel(le)s prétendant(e)s et vous les passiez au détecteur de mensonges, du début à la fin du rendez-vous. Puis vous les confrontiez à leurs déclarations suspicieuses. Très éthique, et surtout assez ennuyeux à regarder. Je veux dire, on se doute que John n’est pas là pour le mariage.




 

next-Next : alors ça, c’est la Rolls Royce des émissions de rencontres cons. C’est magique. Next, en France, c’est aussi sur Virgin 17 que ça se trouve, et il existe même une version Made in France. Mettez-vous cette fois dans la peau d’une jeune fille qui cherche sa tendre moitié. Elle attend, plantée comme une gourde au bord d’une route, que le bus de Next s’arrête. En descendent à tour de rôle cinq grands et beaux garçons (ou cinq jeunes et jolies filles, les émissions de Next mettant en scène autant de rencontres homosexuelles qu’hétérosexuelles). S’ils ne vous plaisent pas, vous les « nextez » direct, ils retournent dans le bus et vous envoient le suivant. S’ils vous plaisent, vous leur faîtes faire tout un tas d’épreuves ridicules du genre enfiler un costume en latex ou peigner un raton laveur, qui doivent vous prouver la force de leur amour. Si vous êtes convaincue, vous devez proposer à l’heureux élu de choisir entre un deuxième rendez-vous avec vous (sachant que la mascarade du raton laveur comptait comme un rencard) ou une somme d’argent équivalente au nombre de minutes passées en votre compagnie (1 minute= 1 euro). Dur dur, de le voir partir avec 12 euros en vous laissant en plan.


boulet nextquentin
 

La magie de cette émission, c’est qu’elle doit coûter 3 euros par tournage, vu que les « activités » sont toujours pourries et bas de gamme. Les participants ont souvent un gros côté exhibitionniste et/ou vénal, ce qui donne lieu à de savoureuses scènes de choppe dans le bus, par exemple. Pour se présenter, les candidats doivent annoncer trois choses-clé les caractérisant, du genre « Robert, 19 ans. S’inonde d’huile pour bébé tous les jours. Mange des sandwiches à la mayonnaise chaude. Adore les femmes qui portent des culottes de grand-mère » (véridique !) Quand ils se font éliminer, les malheureux se répandent en phrases assassines aussi subtiles que : « Elle fantasme sur les pompiers, eh ben elle ne risque pas de toucher à ma grosse lance ! » (re-véridique). C’est donc un festival du n’importe quoi. De vieux épisodes sont assez facilement trouvables sur Dailymotion, comme celui-ci par exemple, avec comme héros Saphir, « dont le nom rime avec pierre précieuse mais aussi avec mante religieuse, alors attention ! ». Enjoy…(merci au site Blup! pour les images!)


 

 


 
  • Les émissions où tu retournes à l’école

 

Là aussi, il y en a pléthore, adaptées à toutes les situations. Il y a souvent des guest stars célèbres, à défaut d’un présentateur célèbre (ou presque). On y apprend des règles dures mais justes, comme « ne tape pas sur tes voisins quand tu es énervé » ou « dormir toute la journée ne te mènera nulle part dans la vie ». La morale de ces émissions enseigne que toute bonne action est récompensée et que tout le monde peut s’en sortir. C’est beau, les Etats-Unis.

 

-From G’s to Gents : ok, cette émission date un peu (2008) mais elle vaut le coup d’œil. Sous la houlette du styliste de P.Diddy, les 14 « G’s », soit « bad boys » de cette émission produite par Jamie Foxx vont se transformer en véritables gentlemen, en costume croisé et chaussures vernies, au fait des bonnes manières. Au programme : plus (trop) d’alcool, l’art de la conversation et de la drague courtoise, une réconciliation avec son passé agité et 100 000 euros à la clé. Sinon, voir des gros pleins de muscles sangloter en demandant à leur maman de leur pardonner, ça peut être distrayant. Leçon à retenir : « la première impression est cruciale ».


gents1 gents2
 

-The Girls of Hedsor Hall : même topo ici que From G’s to Gents, mais avec des donzelles! Ces douze demoiselles pas toujours piquées des hannetons (problème d’alcool, de violence, de sexe tarifé !) s’envolent pour l’Angleterre et l’internat d’Hedsor Hall, où elles vont suivre les cours d’étiquette et de bonnes manières de la directrice, Miss Schrager. Ca ne rigole pas : non, on ne peut pas « oublier » sa jupe pour sortir, et oui, savoir déplumer un faisan est important. Devant une élève qui lui avoue gagner sa vie comme gogo danceuse, Miss Schrager se fend d’un « pauvre petite, mais c’est dégradant ! » C’est un peu les Choristes version filles, tiens. Leçon à retenir : « la première impression est cruciale ».


hedsor hedsor2
 


momdad1-Sex… with Mom and Dad
 : changement de sujet pour cette émission au titre ô combien tendancieux. Il s’agit en fait ici d’ados qui ont des problèmes d’ordre sexuel et qui n’osent pas en parler à leurs parents. Mais comme c’est plutôt croustillant (et aussi parce que c’est plus sain et libérateur blablabla), on va les forcer à le faire, par l’intermédiaire du Docteur Drew, un gentil psy vaguement effrayant. Grâce à des jeux du style « Action ou Vérité », le sujet du sexe ne sera plus tabou dans le foyer. Super. Moi, quand j’avais quinze ans, cette perspective m’aurait plutôt terrifiée, mais bon chacun son truc. Leçon à retenir : « le sexe, ce n’est pas sale ».

 

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! La semaine prochaine, dernière mise à jour sur MTV et sa télé-réalité, et là vous pourrez dire que vous savez tout, tout, tout, vous savez tout sur MTV (pardon, c’est nul). Voici une citation éclairante, pour vous rassurer :

 

« La télévision a une sorte de monopole de fait sur la formation des cerveaux d'une partie très importante de la population. » (Pierre Bourdieu)


Youhou, passe-moi la zapette !

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 15:34

Today I’m listening to P.I.M.P, by 50 cent 

 

Ah, le mercredi. La moitié de la semaine. Bientôt le week-end, quoi. J’ai trouvé un aller-retour pas trop cher pour Göteborg qui va me permettre d’aller faire un tour en Suède fin avril, je suis ravie ! Je vais pouvoir mettre mes grandes connaissances du Suédois (la langue, pas le jeune homme) en pratique…

 

Parlant de jeunes hommes, hier on a bu une bière entre anciens de prépa lyonnaise au Hetfeeld’s, sur les Grands Boulevards. On était trois, mais c’était très sympa ! C’est foncièrement injuste, quand même, cette résistance à l’alcool des mecs. Deux pintes en sortant direct d’une journée de boulot et affamés, et ils gèrent complètement. De mon côté, impossible de finir la deuxième pinte, seul un Mc Do m’a remis les idées en place. Les échanges furent courtois et passionnants, souvent liés à Mars et Vénus et compagnie. Très intéressant, le point de vue de l’un en couple depuis trois ans et demi (congrats !) et de l’autre qui a décidé de « s’amuser un peu ». Nous nous sommes séparés, en gens raisonnables, vers 22 heures. J’étais chez moi en cinq minutes à pied. Très bonne soirée ;)

 

A part ma vie, aujourd’hui, je vais aborder un vrai sujet, pour changer : MTV. La chaîne télé la plus incroyable du monde (ou alors dans le top 3). Je parle bien de MTV US, hein, pas de la version française qui est complètement aseptisée. A côté de nos amis d’Outre-Atlantique, nous sommes des Bisounours. Et c’est d’autant plus inquiétant quand on commence à se dire que nous nous « américanisons », et que MTV US n’est en fait que MTV France dans cinq ans. Argh !

 

MTV US, c’est vraiment mythique. Vous pouvez y trouver des programmes musicaux, bien sûr, puisque c’est comme ça que la chaîne s’est fait connaître (avec par exemple le live unplugged de Nirvana, en 1993). Chaque année, on a aussi droit aux MTV Music Awards (et je peux vous dire que ça envoie sacrément plus du lourd que les NRJ Music Awards avec Anthony Kavanagh à la présentation !) Bref, niveau musique grand public, MTV reste une référence, surtout pour les 12-25 ans. Mais là où cette chaîne me fascine, c’est dans ses programmes de télé-réalité, l’autre mamelle de la télé US en général et de MTV en particulier. Elle en produit plusieurs dizaines par an, dont certains absolument ahurissants (à mon avis). Je vous propose d’en découvrir quelques-uns :

 

·        A shot at Love

 

TilaCette émission, qui a déjà connu 3 saisons, n’est ni plus ni moins qu’un remake du Bachelor et autre Greg le Millionnaire en France. Le beau parti est une charmante jeune femme vaguement connue pour ses photos un peu trash, j’ai nommé Tila Tequila (je pense que c’est un pseudonyme). Le twist qui emmène l’émission plus loin, et qui fait qu’MTV est inégalable, c’est que Tila est bisexuelle. Donc elle peut choisir entre quinze filles ET quinze garçons, pour n’en choisir qu’un ou qu’une, tous sexes confondus, à la fin. Vous aurez donc le plaisir de voir quelques baisers et scènes hot lesbiennes (ici, on n’a pas peur de tester la marchandise en direct avant d’acheter), une guerre des sexes pas du tout clichée, et les inévitables fricotages à trois, le tout en deuxième partie de soirée.

 



A la fin de la première saison, Tila choisissait finalement le beau Bobby, après avoir éliminé en pleurs 29 autres candidats, rendu visite à la famille et les amis de Bobby, et l’avoir présenté à ses parents. Mais il a dû la laisser tomber car elle revient « heartbroken » pour tourner une deuxième saison, à l’issue de laquelle elle choisit finalement la blonde Kristy. Mais Kristy refuse d’accepter la clé du cœur de Tila (ce n’est pas une métaphore : Tila lui tend vraiment une clé) car « c’est une trop grosse responsabilité ». Tila quitte donc le plateau seule et, nous précise-t-on, humiliée. Encore raté.

 

double shot 1Du coup, pour la troisième saison, la production a dû se dire qu’on avait un peu fait le tour des possibilités (un garçon puis une fille ayant été successivement choisis). Ils ont donc imaginé A double shot at Love, qui relate cette fois la recherche de l’âme sœur par… deux jumelles ! Les « jumelles Ikki » (the Ikki twins, leur nom de scène) sont deux belles plantes blondes pseudo mannequins, Erika alias Rikki et Victoria alias Vikki. En plus d’être jumelles, elles sont toutes les deux bisexuelles ! Chouette, tout un tas de combinaisons possibles ! Du coup, ça se jalouse, ça crie, ça fait d’obscurs plans à trois limite incestueux, ça se répartit les candidats comme du bétail, et ça pleure (tout le temps). Du grand spectacle, à la fois graveleux et romantiques (de nombreuses déclarations d’amour passionnel et soeuresque à l’horizon). A la fin, les jumelles Ikki sont toutes les deux bloquées sur un dénommé Trevor, qui a un accent du Texas à couper au couteau (en photo ci-dessous). Trevor avoue préférer Vikki à Rikki ; c’est le drame. Rikki quitte le plateau, en larmes. Vikki est super contente et se dit que, « ayant survécu à cette nuit d’élimination, leur amour peut survivre à tout ».


 double shot 2
 Ce jeune homme est comme qui dirait plutôt bien calé, là.


Bref, très bonne émission que ce « shot at love », plein de rebondissements, de romantisme et de sexe (un peu). En plus, ça ne donne pas du tout une vision biaisée de l’amour, où faire des bisous au même garçon que sa sœurette est parfaitement normal et n’est que l’expression d’une saine rivalité entre sœurs!

 

·        16 and pregnant, et sa suite, Teen Mom

 

16Le concept de 16 and pregnant est un peu plus classique que celui du flamboyant Shot at love. On suit ici le quotidien de huit ados qui ont, comme l’indique le titre, 16 ans et qui sont enceintes. Aucun aspect de la grossesse ne nous est épargné, de même que les délibérations quant à l’avenir du couple ou du bébé : certaines ne sont plus avec le papa, d’autres pensent à se marier avec le futur père, un couple veut placer son bébé dans une famille adoptive… Certains de ces jeunes ont l’air d’avoir les pieds sur Terre et d’autres complètement la tête dans les nuages, mais c’est assez instructif.

 

teen momTeen Mom est la suite logique de 16 and pregnant : on suit toujours les mêmes jeunes filles, mais cette fois après que leur rejeton est né. Ceux qui ont placé le bébé ont parfois des regrets, et surtout se mettent à envisager d’utiliser un moyen de contraception ( !) L’une laisse le bébé à sa mère pour aller en date avec un garçon de son lycée, tandis qu’une autre se transforme en mère modèle (mais sans emploi). Ca ressemble un peu à un reportage digne de M6, par exemple, qui passe pendant les fêtes de Noël dans l’après-midi. Ca se laisse voir, mais c'est sans grande surprise.

 

·       
Paris Hilton is my new BFF

 

parisAlors là, accrochez-vous parce que c’est du gros lourd. Paris Hilton a son propre show télé, et elle y cherche, devinez quoi ? Une meilleure amie. Bah oui, trois chihuahua, ça ne lui suffit plus. Et comme elle est entourée de trop de gens « superficiels, vains et qui veulent profiter d’elle », elle a décidé de passer par le biais d’une émission télé pour trouver son ou sa « Best Friend Forever ». Logique. Dans la première saison, seize filles et deux garçons se battent pour l’amitié de Paris, qui les juge sur des critères aussi pertinents que leur sens de la mode, leur comportement en boîte de nuit (pas question de chopper n’importe qui !), leur capacité à sortir d’une voiture sans qu’on voit leur culotte (attention aux paparazzi !) et leur indéfectible loyauté (quand même). Au terme d’un suspense insoutenable, et de dix épisodes d’une vacuité sans précédent, c’est une dénommée Brittany (voir ci-dessous) qui remporte la mise, et qui hérite d’une belle maison au centre de Los Angeles pour une durée d’un an. Cris de joie, embrassades : Paris a trouvé sa BFF !

 

brittany
Une fausse rockeuse et une vraie pouffe: quel mélange heureux!

Saison 2 : Bye bye Brittany, qui est qualifiée de « tigre affamé » (hungry tiger), c’est-à-dire d’arriviste. Paris cherche un remplaçant à mettre à son bras parmi treize filles et un garçon. Les épreuves se succèdent, toujours dans la même veine : capacité à faire un stip-tease correct, bonnes manières à table face aux parents et au boyfriend de Paris, sens de l’à-propos et de la répartie lors de fausses interviews… Paris Hilton remercie ceux dont elle ne veut plus avec un acerbe « TTYN » (Talk To You Never, traduisible par A jamais) au lieu du traditionnel « TTYL » (Talk To You Later, traduisible par A plus tard et utilisable dans la vie de tous les jours). L’heureux élu est un délicieux blondinet du nom de Stephen, qui coiffe au poteau la franche de collier et très religieuse Tinieca, ainsi que l’enfant de la DDASS Stephanie, qui pleure tout le temps. A ce qu’il paraît, une troisième saison serait en tournage : il faut croire que Stephen n’a pas non plus fait l’affaire !


stephenb
En vrai, il est beaucoup plus orange que ça.
 

·        Bromance

 

bromanceQuand MTV pense avoir trouvé un bon filon, celui-ci est exploité à fond. Devant le succès de la première saison de Paris Hilton’s my new BFF, MTV a lancé Bromance. Cette fois, c’est Brody Jenner, un acteur de la série pour ados à succès The Hills, qui cherche un « bro », un meilleur pote quoi. Brody est millionnaire et vit une vie de folie à LA, mais il est malheureux car il est brouillé avec son meilleur ami Spencer Pratt, un autre acteur de The Hills. Du coup, il cherche quelqu’un de loyal, qui ne le décevra pas. Ce qui est intéressant à noter, c’est que les candidats de l’émission de Paris Hilton sont en général fascinés par l’héritière et veulent devenir son ami pour l’approcher, comme l'on approche une relique, et pour nouer une vraie relation. Alors qu’ici, les neuf candidats ne veulent devenir copains avec Brody que pour mener une vie de luxe (et de luxure) à ses côtés. Damned. Notons que ça n’a pas l’air de perturber Brody, très enthousiaste.

 

Au terme d’une série d’épreuves du même genre que celles de Paris, mais plus viriles (drague en boîte de nuit, organisation d’activités dans le jardin ( !), entretien avec les meilleurs amis de Brody, épilation du torse), le choix de Brody se porte finalement sur le sympathique Luke (mon préféré !) qui a l’air d’un bon gars drôle, honnête et intelligent. Les deux deviennent copains comme cochons et Luke emménage pour un an dans une splendide villa de LA tous frais payés pendant un an. Pas de nouvelle saison prévue pour le moment ; qui sait, peut-être que Brody et Luke sont VRAIMENT devenus meilleurs amis ? Ou pas…


luke
Hahaha, c'est lui mon méga pote. Pour cette saison en tous cas!
 

Ah la la, seulement quatre émissions de traitées et déjà il est l’heure de clore cet article. Je pense que j’en consacrerais un autre prochainement aux autres merveilles que recèle MTV, qui sont bien pire que les émissions relativement « soft » présentées ici. Toutes ces émissions sont accessibles en streaming gratuitement et en intégralité sur le site de MTV US, si vous voulez vous faire une bonne soirée lose. J’en profite aussi pour confesser que oui, j’ai regardé tous les épisodes de toutes les émissions dont je vous ai parlé. Et le premier qui dit que ma vie elle est toute pourrie, je le zigouille. Si je suis autant pointue sur le sujet des émissions trop nases, c'est que j’avais trois colocs formidables l’an dernier avec qui je pouvais glander des heures et rire devant des trucs débiles. Dédicace à vous, les filles : Hamtaro, Minimoy et Putafranges n°2, you are my BFFs !

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:05

Le 11 Novembre, le bonheur… Vive l’armistice de 1918, rétrospectivement merci de vous être mis d’accord ce jour-là les amis, car il tombe à pic au milieu de la semaine, la première année où je travaille et ne suis plus étudiante… Le matin, on peut se lever à 10 heures sans complexes et passer la journée en pyjama! J’ai pu rattraper mon retard sur les séries que je suis : The Big Bang Theory, tellement drôle ! Des geeks qui font rire et qui sont attachants, ce n’était pas forcément gagné, et là, tadam ! C’est vraiment réussi. En plus, je vous confie un petit secret : les geeks, c’est un peu mon point faible. J’en suis une moi-même à certains égards, et un mec qui parle klingon ou qui joue huit heures de suite à WoW… Non seulement ça ne m’effraie pas, mais il arrive que ça me plaise… Bon, rassurez-vous, aucun des 4 héros de la série ne me donne des frissons partout, excepté aux zygomatiques !

Sinon j’ai pratiquement terminé la saison 1 de True Blood, cette histoire de vampires qui se déroule en Louisiane. A voir si vous ne faîtes pas encore une indigestion de vampires –dois-je rappeler que le tome 2 de Twilight adapté au cinéma sort le 18 Novembre ?-, si les scènes de sexe un peu crues ne vous font pas peur –les adeptes de Sex and the City seront en terrain connu- et si vous aimez les blondes –l’héroïne, Sookie, est l’archétype de la blonde innocente (pensez, encore vierge à 23 ans ! Bon, il faut dire qu’elle peut lire les pensées des autres, ce qui ne met pas forcément en confiance…) Et même si vous n’êtes sensibles à aucune des raisons ci-dessus, le générique d’ouverture est à voir, pour la chanson Bad things, de Jace Everett… De la country rêche et sexy, à vous donner un vrai coup de sang…

 

 


Sinon, j’ai découvert un groupe qui fait chaud au cœur sur Facebook : On a toutes un Mister Big dans notre vie.

Sur le wall, les filles débattent de l’irruption et de la disparition dans leur vie de leur emmerdeur préféré, demandent des conseils et annoncent fièrement comment elles ont réussi à s’en débarrasser. Elles racontent aussi qu'elles mettent une demi-heure à répondre 3 lignes à ses mails, pour ensuite avoir une réponse dix jours plus tard. Qu'elles prennent une demi-journée de RTT pour se préparer pour une soirée, juste parce qu'il se pourrait qu'il soit là. Qu'elles n'arrivent jamais à lui en vouloir. Qu'elles se sont résignées à l'attendre. Mais il ne marche pas comme ça, Mister Big. Il est toujours où on ne l’attend pas. Alors mieux vaut essayer de ne plus l’attendre, dans l’espoir de le croiser quand même.

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