Parce que l'ennui, vous connaissez, et que vous voulez un moyen de lutter. Parce que je ne vous laisserai pas tomber! Parce qu'avec un peu de chance, vous esquisserez un demi-sourire en parcourant ce blog. Parce que moi aussi ça m'occupe de l'écrire... Pourquoi pas?
Aujourd’hui j’écoute Branchez les guitares, par le Brio.
Hello sunshine ! Désolée, encore un silence majeur ce week-end… On pourrait croire que j’ai plus de temps libre le week-end, mais non ! Déjà, j’ai dormi dormi dormi (du coup, le cours de suédois est passé à la trappe…) Puis j’ai fait des courses (miam, des fruits frais, j’échappe au scorbut…) Puis j’ai rangé l’appart et ma chambre (ça m’a pris BEAUCOUP de temps). Puis j’ai lu : je lis trois livres à la fois en ce moment, alors les plages de lecture sont intensives. Deux essais, une fois n’est pas coutume (car je préfère les romans) : Homo Disparitus, d’Alan Weisman, et Le complexe de Cyrano : la langue française au cinéma, de Michel Chion. Le premier raconte ce qui se passerait si l’homme disparaissait de la surface de la planète : que deviendraient les villes, le béton, la flore, l’atmosphère, les monuments ? Intéressant, plutôt bien fait. Et le second, de mon auteur nouvellement fétiche suite à son livre sur les Films de science-fiction, étudie l’usage du français au cinéma : registre familier/soutenu ? Invention d’expression, anachronismes ? Recherche de naturel ou de la sobriété ? Intrusion de termes étrangers ? Les accents ? Comme d’habitude, vif et instructif, et tout est très nouveau pour moi (vu que je ne porte pas franchement le cinéma français dans mon cœur). Enfin, je m’endors toujours sur quelques pages de La Fin des Mystères, de Scarlett Thomas: un roman assez étrange, très érudit tout en étant prosaïque et facile à lire, et à la fois très ancré dans la réalité (l’héroïne est une universitaire qui a du mal à joindre les deux bouts, asociale et pleine de plans foireux) et complètement fantastique (grimoire et voyage dans la quatrième dimension sont au programme) ! Passionnant, en tous cas pour le moment !
Bon, après cette parenthèse littéraire, je reprends le fil de mon week-end. Samedi soir, Coloc avait invité des amis de prépa à dîner. Très sympa, et très « exotique » pour moi. En effet, Coloc a fait une classe préparatoire « BL », c’est-à-dire une prépa à dominante maths et philo, avec aussi de la socio, de l’éco, de l’anglais, de la littérature, de l’histoire, et pourquoi pas du latin. Bref, un peu de tout quoi. Moi, j’ai opté après le bac pour une classe prépa « éco voie S » : une prépa à dominante maths, où il y a aussi de la « culture générale » (philo/lettres), de l’histoire et de la géopolitique, de l’anglais et une autre deuxième langue (allemand pour moi : ach, sehr interessant !) La BL reste une hypokhâgne/khâgne et donc prépare à l’Ecole Nationale Supérieure, à la fac ou à l’enseignement (eh oui, faut être réaliste). La prépa « éco voie S » prépare aux écoles de commerce : comme il y a plus de places dans toutes les écoles réunies qu’il n’y a d’étudiants en prépa commerce, tout le monde a forcément une école à la fin. Sauf que parfois, des déçus de l’ENS qui ne veulent pas joindre la fac ou l’enseignement intègrent finalement une école de commerce. C’est le cas de Coloc, et de l’un de ses amis qui était là samedi soir. Or, pour eux, c’est, et je cite ! , une « déchéance et une trahison de leurs valeurs éthiques et morales ». Parce que faire de l’argent, ce n’est pas honorable.
Désolée pour ce long paragraphe descriptif et un peu ennuyeux ; c’était pour vous mettre dans l’ambiance de la soirée. On y a parlé, en vrac : du fait que travailler dans le secteur public soit le seul choix honorable, et que le privé, c’est vraiment vil ; qu’il faut bien gagner un peu d’argent quand même, et que donc le privé et les grandes entreprises, finalement, c’est pas mal. Qu’Hugo est un des plus grands auteurs au monde, surtout avec les Travailleurs de la mer. Que la philo, c’est comme les maths, car tout repose sur un système d’axiomes à déconstruire et reconstruire. Que Locke est un penseur des plus intéressants, car son capitalisme présente de façon troublante des valeurs de travail et de mérite qu’on retrouvera plus tard chez Marx.
On a aussi mangé des samosas et des sushis ; bu de la vodka au sirop de fraises parce qu’on n’avait rien d’autre à mélanger avec. On a évoqué d’obscurs souvenirs de soirées et débattu sur les mérites comparés des évènements associatifs de nos écoles respectives. On a joué à ce jeu à boire stupide, le « Je n’ai jamais… » (Où vous buvez si vous avez déjà fait ce qui est cité), qui vous pousse à révéler votre vie privée en ricanant bêtement. On a refait le monde selon Nietzsche en dix minutes chrono. On s’est couché à trois heures et demie et on a fait des pancakes à 9 heures, pour dissiper la gueule de bois. Bref, c’était vraiment une bonne soirée !
Ensuite, l’après-midi, re rangement pour moi malgré une légère fatigue… Mais comme les semaines qui viennent s’annoncent tendues au bureau (c’est le moment de rush dans ma branche de la compta, et mes horaires et mon rythme de travail vont s’en ressentir), je préférais entamer cette ère critique au top de la propreté. Le soir, rendez-vous dans un petit restaurant japonais de la Rue Saint-Anne avec Putafranges n°2 ; c’était très étrange ! Pas de sushis et autres sashimis à la carte, mais beaucoup de soupes, du ramen, comme dans les mangas !, du riz et de la viande en sauce. A refaire, car encore plus dépaysant que les sushis, qui finalement deviennent assez « courants »…
Et aujourd’hui, me revoilà devant mon pc, sans trop d’enthousiasme… Il fait moche, je sens les prémices d’une sinusite démarrer dans mon front et me coller un mal de tête monstrueux. Il ne fait pas très chaud. J’ai soif et surtout sommeil. Je n’ai pas envie de finir tard. J’aimerais bien être au soleil. Faut que je postule et trouve un autre stage pour début mars. Faut que je me décide pour mes choix de spécialisation, l’année prochaine. Faut que je prenne des décisions, quoi. Argh. Courage, fuyons !