Parce que l'ennui, vous connaissez, et que vous voulez un moyen de lutter. Parce que je ne vous laisserai pas tomber! Parce qu'avec un peu de chance, vous esquisserez un demi-sourire en parcourant ce blog. Parce que moi aussi ça m'occupe de l'écrire... Pourquoi pas?
Today I'm listening to Vem vet, Lisa Ekdahl
Je suis extrêmement fière de moi, parce que hier (vendredi) j’ai commencé mes cadeaux de Noël ! Je les ai même presque finis ! Ha ! Quelle efficacité ! Il faut dire qu’en fin de matinée, je ne me sentais pas très bien et j’ai donc pu quitter le bureau et dormir un peu… Mais vers 14 heures, j’allais subitement mieux, alors direction les Halles pour une grosse séance shopping à la FNAC. C’est trop bien de flâner dans les rayons, de vraiment prendre le temps de choisir, de tout regarder. Comme chez Séphora, où je sens tous les parfums et tripote tous les échantillons de maquillage. Avec tout ça, il était 18 heures quand je suis rentrée chez moi ! Mais l’après-midi fut productive et j’espère juste que mes beaux cadeaux (qu’il m’est impossible de dévoiler ici !), plairont à leurs destinataires. J’ai acheté trois romans à ma chère filleule de 13 ans et demie, et me balader dans le rayon « littérature ado » m’a rendue toute nostalgique de la belle époque où je lisais Marie-Aude Murail, Agnès Desarthe, Moka et j’en passe… Mais bon, vous me connaissez peut-être à force, je suis souvent nostalgique !
En sortant du Séphora, j’ai eu la chance d’expérimenter une technique de drague que je n’avais encore jamais rencontrée. Le jeune homme est venu se cogner exprès les tibias contre mon sac FNAC, avant de s’écrier « Aie » ! Je me suis donc tournée et lui ai dit « Pardon ». Ce à quoi il répond en me fixant : « T’es TROP belle ». Intéressant… Je ne nie pas l’effet agréable sur l’ego de ce genre de rencontres, mais est ce qu’elles débouchent parfois sur un réel rendez-vous, ou bien ces mecs patrouillent-ils dans les Halles ou ailleurs toute la soirée en enchaînant les coups dans les tibias et les compliments dans le vent ? Aucune idée, je ne me suis pas éternisée pour le savoir. Si j’étais un mec avec assez de courage pour aborder une inconnue et lui dire que je la trouve TROP belle, j’en profiterai pour prononcer autre chose de plus spectaculaire et subtil, genre « Excusez-moi, vous m’avez hypnotisé, je n’ai pas vu où j’allais » ou bien « Vous êtes tellement belle, mademoiselle, que je suis obligée de vous offrir un verre ! » Ok, c’est nul aussi, je vous l’accorde. Faut croire qu’il n’y a pas de bonne entrée en matière pour la drague dans la rue. Tiens, je pense explorer ce sujet sous peu grâce à mon ami l’Internet, je suis sûre que quelqu’un s’est déjà penché dessus ! En attendant, si vous avez des « pick-up lines », ou « phrases de drague » à partager en commentaires… !
Et sinon, hier soir j’ai vu La Route, en ce moment au cinéma avec Viggo Mortensen et Charlize Theron. Ce film m’a tellement bousculée que j’ai du mal à en parler (même par écrit). Autant le livre de Cormac Mc Carthy, du même nom, m’avait laissée assez froide, autant l’adaptation en film m’a emportée. Je pense que c’est dû au style de McCarthy, très sec et distant. L’histoire m’avait plu sans m’émouvoir. Là j’étais scotchée à mon fauteuil de cinéma, pleurant, tremblant, sursautant. C’est l’histoire d’un homme et de son petit garçon qui marchent dans un monde qui se meurt, suite à une catastrophe nucléaire. C’est une histoire sans couleurs, en gris et blanc et noir, si sombre et dure que je trouve l’interdiction aux moins de 12 ans un peu légère. Certes, il n’y a pas tellement de déversement de sang, mais suivre deux êtres qui survivent dans un monde si âpre qu’ils espèrent la mort pour en échapper, c’est immensément triste. Je ne sais pas pourquoi, mais ce film m’a beaucoup touché, si bien que je me sentais très déprimée hier. Je ne le reverrai pas, mais je suis heureuse de l’avoir vu une fois.