Parce que l'ennui, vous connaissez, et que vous voulez un moyen de lutter. Parce que je ne vous laisserai pas tomber! Parce qu'avec un peu de chance, vous esquisserez un demi-sourire en parcourant ce blog. Parce que moi aussi ça m'occupe de l'écrire... Pourquoi pas?
BONNE ANNEE ! BONNE SANTE ! JOIE, BONHEUR, ET TOUT LE RESTE !
Ok, ok, je suis atrocement en retard. Cela ne m’empêche pas d’être sincère ! Mais il y a une bonne raison à ça :
Bon, voilà, j’ai fait ma Calimera, mais au moins vous savez TOUT ! Le gros point positif, c’est que j’ai eu plein de beaux cadeaux à Noël et que je viens de terminer deux livres géniaux. Le premier, c’est L’équilibre du monde, de Rohinton Mistry. Cet auteur indien raconte les aventures de quatre personnages principaux et d’une foule d’autres dans un roman foisonnant qui se déroule dans l’Inde d’Indira Gandhi (de 1966 à 1984). C’est une fresque vraiment très réussie ; les romans « choraux » multi personnages, ce n’est pas mon truc d’habitude, mais là je suis rentrée tout de suite dedans et je n’arrivais pas à le lâcher ! En plus de héros attachants, la peinture d’une Inde multiple et en plein changement est brillante. Par contre, sortez vos mouchoirs, ce n’est pas toujours gai… Mais vous raterez à coup sûr votre arrêt de métro, plongé dans les mille pages de ce bouquin !
Mon deuxième coup de cœur, c’est Saya, de Richard Colasse. Qui es-tu Richard ? Eh bien, Richard Colasse, c’est tout simplement le PDG de Chanel au Japon. Autant dire qu’il a plutôt bien réussi, le Monsieur. Il a 56 ans et c’est un de mes nouvelles idoles. Parce qu’il a réussi une carrière de rêve pour tout étudiant d’école de commerce qui se respecte : le luxe ne m’attire pas particulièrement, mais PDG au niveau pays d’une entreprise aussi importante, c’est déjà très fort. En plus, il vit au Japon depuis plus de 30 ans et parle parfaitement japonais. Impressionnant, de se construire ainsi une deuxième maison, une deuxième terre d’accueil. Encore mieux, le Japon me fait rêver personnellement, et j’ai moi aussi des velléités d’écrire. Et, cerise sur le gâteau : ce monsieur est écrivain, de talent, et sur le tard. Il a publié son premier roman, La Trace, en 2007. Ce livre sur lequel je suis tombée par hasard en librairie et que j’ai acheté car j’étais curieuse de savoir si un PDG allait être capable d’aligner trois mots de bon et joli français m’a bouleversé. Je l’ai trouvé magnifique, raffiné mais jamais guindé, puissant et désinvolte à la fois. Du coup, je me suis précipitée sur Saya, son deuxième roman. Dans le premier, Richard Colasse nous mettait dans la peau d’un jeune Français qui découvre le Japon et l’amour (oui, à dire comme ça, c’est cliché…). Dans le deuxième, il s’agit d’un Japonais, cadre dans une grande entreprise qui ressemble beaucoup à Chanel, qui entame une liaison avec une lycéenne très mûre pour son âge, pendant que sa femme dépérit en silence. Magistral.
Voilà, c’était le post littérature de la semaine. Et tant qu’on parle de PDG et de maîtres du monde, voici un petit bonus que ne reniera pas Nicolas Sarkozy : le splendide blog Sad Guys on Trading Floors, ou Des Traders Tristes. Pas facile, la finance. Courage les mecs, on est avec vous !